Vénissieux, le bastion de l islam fondamentaliste

Le rapport alarmiste de la cour des comptes

Personnellement je ne souhaite pas évoquer le communautarisme qui n’est que la conséquence de la politique de peuplement en France depuis les années 70, il y a maintenant 50 ans. 

 Je ne souhaite pas non plus m’attarder sur l’échec de la politique municipale d’un parti hégémonique qui tient la ville depuis 1935, dont l’usure par le pouvoir se fait ressentir d’élection en élection.

Je laisse ces sujets aux extrémistes et opportunistes de tout bord, parce que je ne veux ne pas tomber dans ce piège ou l’islam serait considéré comme « une maladie  » qui gangrènerait notre ville et nos quartiers, qui se radicaliseraient de plus en plus.

Je veux juste rappeler que l’implantation d’un lieu de culte, même dans le sous-sol d’un immeuble, nécessite l’aval des autorités et la mairie fait partie des décisionnaires. 

À Vénissieux, il y a quinze lieux de cultes et les quinze lieux sont connus par les autorités et donc légitimes…..

Ce rapport indique que la mixité n’existe pas, qu’il y a du communautarisme, que notre ville serait « le bastion de l’islam fondamentaliste » et qu’il y a de la délinquance et de la vente de drogue. 

Avant chaque élection, un constat est dressé et on constate que la politique de la ville dans les quartiers sensibles, comme à Vénissieux, est un échec total, oui je partage ce constat d’échec.

Une fois que le constat d’une gestion hasardeuse et d’un échec de la politique municipale sont effectués, il faut trouver des solutions pour gagner contre l’obscurantisme et la délinquance.

Depuis des décennies la marginalisation d’une population et d’une communauté ne font qu’approfondir les rancœurs et monter les français les uns contre les autres

Je ne parlerais pas non plus de ces apprentis sorciers ou de ces pompiers pyromanes, qui soufflent sur les braises, alors qu’ils se sont bien servit en vivant chichement grâce à la politique.

Ces populations marginalisées et diabolisées sont et restent nos compatriotes, ils sont des français comme nous

Soit on leur tend la main, soit on les laisse aux extrémistes de tout bord !

Des français stigmatisés et mis au ban, parce qu’ils sont coupables d’habiter dans un quartier où tout le monde se ressemble, où ils sont tous présumés de la même religion, de la même origine, du même niveau social. Dans un quartier, il y a toutes les commodités, tout est fait pour que l’on y reste, pour que l’on y vive et enfin pour que l’on  y meurt…

Il ne s’agit pas de dresser un portrait idyllique ou de nier la réalité, je préfère rechercher des solutions plutôt que de pointer les problèmes, qui sont connus de tous 

 Dans ces quartiers il y a plus de fraternité que de violence, dans ces quartiers il y a plus de solidarité que d’égoïsme. Dans ces quartiers, il y a beaucoup de pauvreté mais il y a surtout des gens qui veulent s’en sortir, et ils se battent au quotidien pour un meilleur lendemain.

Dans ces quartiers, il y a une République et une mairie qui ne tendent pas la main. 

Pour retrouver de la sérénité et un « semblant » de vivre ensemble, parce que le mal est profond, il faut prendre des mesures fortes et à la hauteur de l’enjeu, qui est celui « de faire société », celui de la France Une et Indivisible.

  • STOP à la de construction de logements sociaux aux Minguettes pour arrêter la concentration de population pauvre économiquement.
  • Un plan d’envergure pour l’emploi et des clauses d’insertion dans les marchés publics…
  • Des partenariats avec les entreprises du territoire qui doivent se traduire par des actes et pas que par une charte de bonnes intentions. On se souvient de l’implantation d’IKEA qui a recruté 40 vénissians, sur plus de 4000 chômeurs à Vénissieux, c’est lamentable…
  • Que les élus s’investissent réellement dans les commissions d’attributions de logements, parce que c’est dans cette instance que doit se faire le brassage des populations pour retrouver une mixité sociale et d’origine.
  • Construire des lieux de vie pour le vivre ensemble : apprendre l’histoire de l’autre, connaître les civilisations, sortir les gamins de l’isolement du quartier, ouvrir les centres sociaux jusque tard dans la nuit, ouvrir la médiathèque le dimanche, ouvrir une maison des jeunes et la culture
  •  Mettre en place des éducateurs de rue et des travailleurs sociaux pour encadrer les jeunes et aider les familles. Accompagner les familles monoparentales
  • Travailler en partenariat avec le procureur de la République et la police pour mettre en place le travail d’intérêt général pour les petites peines.  
  • Renforcer le dispositif de vidéo surveillance et les effectifs de la police municipale

Vénissieux c’est presque 100 millions EUR de budget annuel sans compter les nombreuses aides de l’État et de la métropole.    

Rien ne pourra changer sans l’implication des habitants de ces quartiers, rien ne se fera sans volonté politique.

LBK

Ensemble pour Vénissieux, nouveau départ

Cher(e)s ami(e)s,

Ce mot pour vous dire que, après mures réflexions, j’ai décidé de quitter le groupe Nous, Vénissieux et de retrouver ma liberté totale, de parole, de ton et d’actes.

Cette volonté forte que, au-delà des partis, de droite comme de gauche, des femmes et des hommes qui aspirent à un meilleur quotidien puissent se rassembler pour faire vivre une certaine idée de leur ville :  


Il n’empêche que les valeurs et les idées qui animent ce groupe restent les miennes :

  • Une ville avec moins d’insécurité, plus de police municipale et de vidéo-surveillance
  • Une ville capable d’offrir un accueil correct aux enfants, en offrant plus de places en crèche, en organisant un accueil scolaire dès 7 h 30, (par ailleurs bientôt mis en place…) une nouvelle école etc…
  • Une ville où enfin, il serait possible de faire baisser la délinquance en imposant un travail d’intérêt général pour les courtes peines et délits mineurs.

Je suis très fier d’avoir porté toutes ses idées avec Yves Blein et mes 48 autres colistiers, et fier d’avoir mis en avant tous ces possibles. Nous savons que rien n’est insurmontable ou utopique, tout est question de volonté et de choix politiques.

Des choix politiques qui ne sont ni de gauche, ni de droite, des choix pour les Vénissianes et les Vénissians, des choix pour enfin sortir notre ville de son isolement, de sa précarité et de sa pauvreté.

La campagne municipale est maintenant derrière nous et je veux remercier du fond du cœur les électeurs qui ont soutenu notre liste et notre programme. Je sais que nous partageons les mêmes aspirations, et que nous ne cesserons jamais de nous battre pour y arriver.

C’est dans cet esprit que, comme je l’ai fait en 2014, que je m’engage dans une opposition constructive et déterminée afin de faire vivre nos idées pendant 6 ans et de représenter dignement les Vénissians.

Toutefois, maintenant que le temps de la campagne est terminé, et au vu des échéances politiques à venir, il est important, à Vénissieux comme partout en France, que les positions de chacun soient claires, honnêtes et assumées.

Plus que tout, il importe d’éviter la confusion, et le sentiment que, en matière de politique,  nous serions finalement« tous pareils ».

Les femmes et les hommes de bonne volonté ont été et seront toujours capables de se rassembler pour conduire un projet à Vénissieux, mais en attendant, le temps est venu pour moi de reprendre mon indépendance et ma liberté.

Lotfi Ben khelifa

Rastaquouère en Colère !

rastaquouere

 

RASTAQUOUÈRE

 

La politique ne cessera décidément jamais de me surprendre…

Prenons par exemple « Expression’s, les nouvelles de Vénissieux » le « journal personnel de madame le maire Vénissieux » .

J’écris « journal personnel » parce que, quand on communique de manière unilatérale, sans jamais donner la parole à l’oppositions et aux sensibilités politiques différentes, on ne peut pas parler d’un véritable bulletin municipal. C’est d’autant plus étonnant que ce journal est financé à 80 % par de l’argent public et que chaque année, 610 000 euros sont versés par la mairie à un média qui n’a donc rien d’indépendant et qui ne reflète pas la pluralité des opinions de la ville.

Dans ce contexte, on pourrait aisément le rebaptiser  « propagande’s, les nouvelles de Vénissieux » 😉

Bref. C’est avec beaucoup de surprise que, le 17 février, j’ai lu sous un article faisant acte de la candidature de notre liste métropolitaine un commentaire de madame Sylvaine PLAT, nous définissant comme  : « une tripotée de rastaquouères conduite par un grand marionnettiste ».

Je précise que ce commentaire insultant et plus que douteux ne vient pas de n’importe qui mais d’une militante communiste, soutien du maire actuel, assistante parlementaire de l’ex député et maire de Vénissieux, jusqu’à peu collaboratrice au cabinet du maire ! 

Je suis étonné de devoir informer une élue communiste, aujourd’hui adjointe au maire divers droite de Luzinay qu’une liste métropolitaine de rassemblement, composée de personnalités locales, de gauche, écologiste et/ centriste est tout aussi respectable qu’une liste PC. 

Je suis encore plus étonné et pour tout dire écœuré de devoir rappeler à cette  dame les bases et les fondements même de nos valeurs françaises et de la liberté d’expression : les idées et les opinions sont critiquables, contestables autant que l’on veut.Les personnes méritent le respect.

A ce titre, comparer des gens à des animaux, avec tout ce que le choix de l’animal (un singe)  peut véhiculer de connotations péjoratives et racistes est réprimé par la loi.

Nous sommes ici dans le cas d’une injure publique à caractère raciste, c’est-à-dire une injure envers une personne à raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

J’ai suffisamment subi de quolibet, de plaisanterie, de rumeurs et de dénigrements durant la campagne de 2014, ou ma candidature avait été qualifiée de « communautariste et maffieuse » pour décider aujourd’hui que ce temps était révolu. 

Faire de la politique, même à un niveau local, c’est d’abord défendre et porter un projet, débattre sur le terrain des idées et des faits. C’est aussi respecter ses adversaires, en tant que personnes. Si la parole d’un simple «rastaquouère  » ne suffit pas à le rappeler , la justice s’en chargera. 

Lotfi Ben Khelifa

Michèle Picard & le code électoral…

1Des centaines (des milliers ?) de vénissians (et de non vénissians ?) ont reçu la carte de voeux de Michèle Picard pour 2020. Une carte de voeux compliquée, qui a du coûter fort cher en impression et en timbre (elle pèse 46 grammes !)…

 

Une  carte de voeux sur laquelle est écrit à plusieurs reprises “Michèle Picard”, le nom du maire de Vénissieux mais aussi celui de la candidate aux élections municipales.

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Or le code électoral est formel : un élu qui se représente à une élection doit s’interdire toute utilisation des moyens de la collectivité pour sa communication. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai reçu les voeux de “Monsieur le maire de Lyon” et non ceux de “Gérard Collomb”.

 

Visiblement, notre maire-candidate ne s’embarrasse pas de ces subtilités. Elle a d’ailleurs fait distribuer en novembre dernier un document de 4  pages dans lequel elle vante ses mérites à la suite de la signature du plan de renouvellement urbain. 

Lors du dernier conseil municipal, je me suis inquiété de cette possible infraction aux règles électorales. 

La réponse de Madame Picard a été pire que je ne le pensais.

Elle a clairement avoué qu’elle inscrirait sur son compte de campagne électoral tous les documents comportant son nom, “ville ou pas ville”.

Sauf que le code électoral est là encore formel  : le don de personne morales au financement de la campagne électorale d’un candidat est interdit et suffit à rejeter le compte de campagne, ce qui entraîne l’inéligibilité du candidat tête de liste.

Pas étonnant que cet échange ait tiré Pascal Dureau de son sommeil : Michèle picard venait d’annoncer qu’elle ne serait de toute façon pas le prochaine maire de Vénissieux !

 

 

 

 

Lettre à mon cher camarade Yann Crombecque

4CG2dBMFCher Yann, 

Je dois reconnaitre que j’ai été un peu naïf. 

En écrivant cela, je ne peux pas m’empêcher de repenser à toutes les fois ou des gens m’ont dit que la politique, était une affaire de combines, de petits arrangements, d’accords stratégiques et de basses manœuvres.

Je me revois, répondant invariablement qu’il ne fallait pas tout mélanger, que ces pratiques étaient minoritaires et que nous, socialistes, restions profondément attachés au débat d’idée, à la démocratie et soudés autours de nos valeurs. Voilà qui devait te faire sourire. 

Avec honnêteté, détermination, inlassablement je me suis battu sur le terrain pour nos idées, pour un projet et pour une certaine idée de ma ville de Vénissieux. 

Si on m’avait dit qu’un jour, tu me demanderais de faire table rase de mes convictions, de mes idéaux pour ma ville, j’aurais refusé de le croire !

Si on m’avait expliqué qu’un jour, dans un style qui n’est pas sans rappeler les dérives autoritaristes staliniennes ou trotskistes, tu n’hésiterais pas à faire mettre sous tutelle la section PS de Vénissieux et à m’informer via un communiqué de presse de mon exclusion imminente du parti je n’en aurais pas cru un mot…

Mon « crime » ? Avoir refusé de me soumettre à tes petits calculs politiques. Avoir refusé que Vénissieux, Vaulx en Velin et Feyzin deviennent des monnaies de tractation et d’échange afin de « sauver Villeurbanne ». Avoir refusé des alliances incohérentes et opportunistes qui auraient desservies ma ville.

Oui, j’ai été naïf, mon cher Yann. Mais je ne sais pas faire autrement. Je ne sais pas défendre pendant des années un projet, des idées, je ne sais pas m’opposer de toutes mes forces contre une politique que je juge néfaste et mauvaise, pour ensuite s’allier à cette même politique.

Je ne sais pas faire allégeance à des gens que j’ai toujours combattu pour conserver un peu de pouvoir. 

Toi tu sais visiblement. Toi tu sais composer, négocier, abandonner, élaborer des stratégies au service d’une ambition. Toi tu sais faire taire et exclure ceux qui se mettent en travers de ton chemin. Tu es du sérail, tu as commencé à l’UNEF, tu as fait de la politique toute ta vie. Tout cela t’est naturel et facile.

Moi je ne suis qu’un ex cantonnier, un obscur petit militant de base qui a eu l’audace de ne pas penser comme toi et de s’opposer à tes dérives.  

Mon cher Yann, tu as beau être très à gauche, tu te comportes comme un grand bourgeois capricieux et autoritaire. Sache pourtant qu’il est fini le temps où l’on congédie d’un geste dédaigneux le petit personnel quand il ne sert plus ses intérêts et qu’il ose se rebeller. 

Ce vieux monde se meurt Yann, il agonise dans vos petites combines, dans vos compromissions et dans votre mépris des électeurs. 

Mon cher Yann, j’ai peut-être été un peu naïf en effet, quand il aurait fallu être cynique et calculateur. Tu me trouves peut-être ingérable et entêté, quand tu m’aurais voulu discipliné et résigné.

Je te l’ai dit, je ne sais pas faire. Et je n’ai aucunement l’intention d’apprendre. 

Les vénissians trancheront. 

Ton camarade Lotfi de Venissieux

Mise sous tutelle toi même !

psle 28 novembre, la fédération du parti socialiste diffuse un communiqué de presse indiquant qu’elle met sous tutelle la section de Vénissieux et qu’elle m’interdit de participer au débat entre les candidats à l’élection du premier des socialistes pour l’élection métropolitaine.

Hier, mon avocat conteste point par point la décision qui aurait été prise et menace la fédération d’un référé heure par heure si le parti ne met pas à disposition de chaque section des bulletins de vote à mon nom.

Hier soir, à 23H00 !, la direction nationale du parti décide tout simplement de suspendre le vote qui aurait du intervenir ce soir…

La fédération qui m’a menacé de mise sous tutelle a elle même été mise sous tutelle de la direction nationale !

Cet épisode pourrait être comique s’il n’était pas significatif de l’état de décrépitude dans lequel mon parti s’est placé.

Incapable de conduire un débat interne, incapable de respecter ses statuts, incapable d’organiser une élection…

La raison de cette situation est selon moi assez simple : ce n’est pas le projet qui compte, mais les alliances qu’on peut nouer avec tel ou tel parti pour conserver, coute que coute, des collectivités et des mandats.

Le fait que le premier secrétaire de la fédération soit aussi élu et candidat à sa succession à Villeurbanne explique aussi bien des décisions et des circonvolutions. Comment les militants pourraient ils faire confiance à une personne qui est de fait juge et partie ?

Je croyais sincèrement que notre parti avait touché le fond et ne pourrait que rebondir. Ces derniers événements montrent qu’il n’en est rien et que nous pouvons encore tous couler…

 

Une histoire de choix….

Faire de la politique, c’est souvent faire des choix. Parfois, ils sont difficiles, parfois, ils vous coutent et parfois ils s’imposent à vous naturellement.

J’ai fait le choix de rejoindre l’équipe de Yves Blein. C’est une décision que je me devais de prendre tant je ressens fortement la nécessité de proposer enfin, une alternative crédible et constructive à Vénissieux.

C’est un choix qui part d’un constat implacable : Depuis 85 ans, notre Ville est gérée par le parti communiste, nous ne pouvons nier certaines avancées,  mais, force est de constater que depuis quelques années  notre ville s enfonce dans une dérive de plus en plus intolérable pour les habitants.

Vénissieux est placée au 100 ème rang des villes les plus pauvres de France.

Cela fait plus de 15 ans que je milite activement, 6 ans que je suis dans une opposition résolue et déterminée face à cette équipe municipale.

6 ans d’engagement, de combats, de propositions, 6 ans sur le terrain, au contact permanent des vénissians. 6 ans que je me bats pour que, en matière de sécurité, d’éducation, d’aménagement, ma ville, Notre Ville soit enfin traitée comme elle le mérite.

Et aujourd’hui, pour d’obscure raisons électorales, il aurait fallu abandonner ce combat,  suivre aveuglement les consignes du PS et accepter de s’effacer au profit du PC ?

Toutes ces années dans une opposition résolue, pour finalement s’allier à ceux que l’on a combattu ?

Quelle est la cohérence et la logique d’un parti qui, à Grenoble, soutient le candidat « LREM » et qui, ici à Vénissieux soutient le PCF ?

On m’a expliqué les règles subtiles des alliances, on m’a dit qu’il fallait à tout prix « sauver Villeurbanne » et pour ça,  sacrifier sans états d’âme Vénissieux par le biais d’une alliance parfaitement illogique.

Mais notre ville n’est pas une variable d’ajustement et les électeurs ne sont pas à vendre. Leurs voix ne sont pas des cartes que l’on se redistribue en fonction des combines et des ambitions personnelles.

Ces magouilles politiciennes sont indignes et justifient en partie le désintérêt des électeurs pour la politique.

J’ai donc fait le choix de rejoindre une équipe 100 % locale, ancrée dans notre territoire, et issue de plusieurs sensibilités politiques différentes.

J’ai fait le choix de la diversité et du rassemblement, bien au-delà des étiquettes et des partis. Notre point commun est l’attachement à notre ville et notre désir de donner enfin à Vénissieux un nouvel élan.

Je suis fier d’avoir fait le choix d’un projet qui nous offre la possibilité de vivre tranquillement et plus sereinement dans nos quartiers, parce que la sécurité est au cœur des préoccupations de tous les vénissians.

Je suis heureux d’avoir choisi un programme audacieux en termes de politique du logement. Parce qu’il faut arrêter cette course folle vers le toujours « plus » de logements et se consacrer, enfin au « mieux » vivre. Parce que la rénovation de nos habitats, parce que la propreté et l’entretien de notre ville font partis des sujets prioritaires, de même que l’éducation, l’accueil des jeunes enfants, les activités périscolaires, la solidarité…

Entre l’immobilisme, la répétition frénétique des mêmes erreurs et une chance de faire enfin, avancer notre ville, je n’ai pas hésité. Et chaque jour, sur le terrain, je mesure combien j’ai bien fait de vous écouter, amis vénissians, vous qui nous avez demandé inlassablement de nous rassembler.  C’est fait. Nous sommes ensemble.

J’ai fait mon choix. 

Ce sera Vous. Ce sera Nous, Vénissieux.

Lotfi BEN KHELIFAhttp://www.lotfibenkhelifa.fr

Et si le PS respectait ses statuts ?

statut psJ’ai appris, de manière très élégante par communiqué de presse, que le bureau Fédéral du Parti socialiste avait décidé de mettre sous tutelle la section de Vénissieux et de m’interdire de me prévaloir de mes fonctions de secrétaire de section.

Ce communiqué de presse a été fort judicieusement transmis la veille du débat entre les candidats au poste de premier des socialistes pour l’élections métropolitaine.

Je fais partie des 4 candidats à cette désignation et j’estime ne pas être illégitime pour un tel poste.

Cette mise à l’écart n’est donc que le moyen qu’a trouvé de la fédération et m’empêcher de prendre part à une élection. Bravo la démocratie interne !

Je n’entends pas pour autant me laisser ainsi écarter. 

La mise sous tutelle d’une section est prévue par l’article  4.5.1.1 de nos statuts qui précise que c’est “le Conseil fédéral, au vu des conclusions d’une Commission d’enquête, […] qui doit procéder sur place à toutes les auditions et les investigations nécessaires, peut prononcer la mise sous tutelle d’une section […], lorsque celle-ci s’est rendue coupable d’actes graves d’indiscipline ou d’actions de nature à porter gravement préjudice au parti […].

Et son 4.5.1.2 ajoute que la mise sous tutelle d’une section “doit être prononcée par le Conseil fédéral, sous condition que celui-ci ait été convoqué à cet effet et que soient présents la majorité des membres qui le composent”. 

Je n’ai ni connaissance de la création d’une commission d’enquête et le conseil fédéral n’a pas été convoqué.

J’estime donc que la décision dont fait état le  communiqué de presse n’a aucune valeur et je saisirai toutes les juridictions compétentes si la fédération venait demain à m’empêcher de continuer à exercer mes fonctions de secrétaire de section

 

Candidat (encore !)

qui sera le prochain président du Grand Lyon ?
Qui sera le prochain président du Grand Lyon ?

 


 

 

 

 

 

 

Socialiste depuis 2004, je ne suis pas de ceux qui renient si facilement leurs engagements ! Je ne comprends pas mon parti quand il décide, aux mépris de ses statuts, de “suspendre” l’élection du premier de ses camarades à Vénissieux.

J’aime en revanche mon parti quand il propose à ses militants de désigner celui qui animera la campagne métropolitaine et qui sera appelé à briguer la présidence du Grand Lyon.

Ces premières élections métropolitaines doivent en effet être un grand rendez vous démocratique pour tous les grand Lyonnais, et mon parti a eu raison de ne pas s’enfermer dans la désignation de tête de liste par circonscription, et de ne pas céder à la tentation d’une candidature choisie à Paris comme d’autres mouvements ont pu l’accepter…

Et parce que c’est ce parti que j’aime, parce que je crois au débat et à la démocratie interne, que j’ai décidé de candidater non seulement pour figurer sur les listes métropolitaines, mais aussi pour être tête de liste au niveau métropolitain.

Je pense en effet avoir toutes les qualités requises : à jour de cotisation, connaissant bien le fonctionnement des mairies et de la métropole, opposé au cumul des mandats dans le temps, issu des milieux populaires et moi même ouvrier, ma candidature permettra à notre Parti de renouer avec les classe populaires.

Je suis par ailleurs partisan de discussions, d’ouverture et pourquoi pas d’accords avec d’autres mouvements pour éviter à notre parti un enfermement mortifère et qui pourrait conduire à sa disparition de la carte métropolitaine.

“Lotfi, président de la métropole, mais il se prend pour qui celui là ?”  

J’imagine déjà les réactions de certains de mes camarades et je peux les comprendre. Mais il faut aussi qu’ils comprennent que notre parti ne pourra rebondir que s’il rompt avec ses vieilles habitudes et qu’il fait le pari de l’audace, de la jeunesse, et du renouveau.

J’attends donc avec impatience la campagne interne qui permettra à chacun des candidats à cette toute nouvelle responsabilité de présenter et défendre leur programme.

A très bientôt  !

 lire ma lettre de candidature ici

Ce qui nous rassemble

4CG2dBMFEn tant qu’homme engagé dans la vie politique j’ai souvent à faire face à des accusations de prétendus « communautarisme. Un ancien balayeur d’origine tunisienne, noir, musulman, candidat du parti socialiste qui était le premier parti de France, dans une ville où il a grandi, où il n’a jamais cessé de vivre, dont il a été maire adjoint entre 2008 et 2014, devrait forcément sa position à de supposées appartenances communautaires.

Si on tient absolument à me mettre dans des cases, voici les seules dans lesquelles j’accepterai de rentrer : Je suis d’abord et avant tout un citoyen français. À ce titre, un citoyen, père de trois enfants, investi dans dans la vie associative d’abord, dans la vie syndicale ensuite, dans le combat politique enfin.

Français, telle est mon identité, n’en déplaise à ceux, de tous bords, qui choisissent de ne retenir de moi que mes origines, ma couleur de peau ou ma religion. Ces pratiques en disent bien plus sur eux et sur leurs obsessions identitaires que sur moi.

Français, telle est mon identité donc. Je suis également habitant de Vénissieux. C’est ma ville, j’y ai grandi, j’y habite, l’ancien cantonnier que je suis en connais ses moindres recoins. Et c’est au nom de cet attachement profond à Vénissieux que je prends la parole.

Ma « communauté » si communauté il doit y avoir, c’est aussi alors celle des Vénissians. De tous les Vénissians, sans distinction d’origine, de classe sociale, de religion ou de couleurs de peau. N’en déplaise à mes adversaires, nous avons suffisamment de préoccupations en commun, de combats à mener ensemble et d’aspirations pour notre ville pour ne pas avoir à nous soucier de nos prétendues différences.

Car tous, nous somme préoccupés par les problèmes de sécurités, qui augmentent considérablement à Vénissieux.

Tous, nous sommes révoltés de voir que l’on vend de la drogue au pieds de nos immeubles.

Tous, nous sommes inquiets de la sécurité de nos enfants, qui ne peuvent même plus aller jouer au parc  » Dupic » ou de « la Darnaise », envahis par les rodéos de scooter.

Tous nous souhaitons la mise en place d’un accueil pré-scolaire pour les plus jeunes, afin de faciliter le quotidien des parents qui travaillent

Tous nous déplorons la fermeture des Equipements Polyvalents Jeunes après le 15 août à Noël…..Tous nous déplorons la baisse des subventions aux associations sportives.

Tous nous revendiquons enfin les mêmes droits à vivre, habiter, travailler en séc

urité et en harmonie à Vénissieux comme dans n’importe quelle autre ville de France.

Disons le clairement, notre ville manque d’ambition. Ou plutôt, ses dirigeants semblent poursuivre une mauvaise ambition. Quel est le sens de cette compétition ridicule au nombre d’habitants ?

La course aux 80 000 résidents ne nous intéresse pas ; faisons plutôt la compétition de la ville la plus dynamique, la course à la mixité sociale et nous répondrons présents ! Donnons nous l’ambition de vivre « bien » ensemble, plutôt que « nombreux » ensemble ; nous le méritons, notre ville, la 7ème de la région Auvergne Rhône Alpes, le mérite.

Nous avons de belles infrastructures, Vénissieux à 20 mn du centre de Lyon, un tramway, le métro, notre tissus économique est riche de presque 3000 entreprises.

Nous ne sommes pas condamnés à la misère, à l’isolement, au déclassement et à l’insécurité, la fracture territoriale qui nous mine n’est pas une fatalité. Il nous faut de la volonté, des idées, une haute idée de ce que pourrait être la vie à Vénissieux, une envie de faire enfin, bouger des lignes sclérosées depuis plus de 80 ans.

Il nous faut aimer cette ville, ses habitants, plus que le pouvoir et les honneurs. Il nous faut de l’espoir et de la détermination. Nous n’en manquons pas. Je n’en manque pas et c’est la raison pour laquelle je suis candidat à l’investiture du Parti socialiste.

Voila la communauté à laquelle j’appartiens finalement : Celle des gens de bonne volonté qui ne se résignent pas.