Rythmes scolaires : la maire avait tout décidé dès novembre !

1Lors du dernier conseil municipal Michèle picard nous a expliqué que ce n’est qu’après une longue réflexion que la municipalité avait décidé fin janvier de reporter à 2019 l’éventuelle décision de revenir à la semaine des 4 jours.

Cela expliquait la précipitation de l’annonce dans les carnets de correspondance des élèves fin janvier.

Tout cela est faux, archi faux!

Comme le prouve ce document, c’est dès le mois de novembre que le maire écrit à l’inspecteur d’académie pour l’informer de sa décision de rester à la semaine des 4 jours et demi.

Pourquoi novembre ?

Parce que, comme l’écrit le maire sur son blog, c’est à cette date que la mairie a appris que la loi de finances 2018 décidait du maintien du fonds de soutien pour le périscolaire.

Comme nous le pensions, c’est bien une affaire d’argent qui guide la décision de la mairie qui se contrefiche de l’intérêt des enfants.

Comment pourrait on continuer à faire confiance à une mairie aux abois qui ment ouvertement à ses habitants ?

 

Rythmes scolaires : ce que j’en pense

Capture d’écran 2018-01-31 à 11.55.25Sur la question des rythmes scolaires, la mairie de Vénissieux a encore fait preuve d’une insondable bêtise. Communication désastreuse, calendrier non maîtrisé, message inaudible… les choses sont entendues.

Pour autant, on peut quand même essayer de réfléchir « à froid » sur cette question.

Personnellement, je suis plutôt favorable à des rythmes scolaires adaptés et qui permettent aux enfants d’apprendre le matin et de découvrir et de s’enrichir l’après midi.

Je crois aux vertus émancipatrices de l’école républicaine et je préfère que des enfants passent du temps au sein d’activités périscolaires riches et variées plutôt qu’il ne trainent dans la rue, derrière la télé ou sur Snapchat…

Mais la réforme Peillon souffrait de trop de handicaps insurmontables dès le départ.

  • Elle était limitée aux écoles publiques, ce qui a fait fuir vers le privé tous les élèves des classes moyennes qui ne voulaient pas perdre leurs habitudes, diminuant ainsi la mixité des écoles déjà bien faible dans nos quartiers
  • Elle a laissé le choix de la demi journée supplémentaire. Là où tous les spécialistes recommandaient la classe le samedi matin, c’est le mercredi matin qui s’est imposé pour sauver le week end des parents et des enseignants…
  • Elle a laissé le cadre communal comme lieu de décision. Cette échelle a priori logique – ce sont les maires qui construisent les écoles primaires – a des conséquences catastrophiques. Soumis à la pressions conjuguées des parents d’élèves et, il faut l’avouer, des enseignants, et craignant pour leur réélection, les élus locaux sont pris au piège. 

Les objectifs de la réforme étaient louables, mais les moyens d’y parvenir totalement inadaptés.

Simple conseiller municipal d’opposition, je ne me risquerai pas à donner les leçons à nos gouvernants de l’époque…

Mais je fais de la politique, et donc, je suis un peu rêveur, vous me le pardonnerez…

Et pour moi,  dans un monde idéal, la question des rythmes scolaires pourrait être décidée pour l’ensemble des élèves – du privé comme du public – au niveau national, et mise en oeuvre sur des bassins de vie cohérents.

Après tout, il y aurait une vraie logique à ce que tous les enfants de notre métropole soient logés à la même enseigne si l’on souhaite que la mixité sociale ne soit pas qu’un vain mot !

Pour moi, c’est Stéphane ! 

Capture d’écran 2018-01-10 à 09.23.25Stéphane Le Foll vient d’annoncer sa candidature à la tête du parti socialiste et, en tant que secrétaire de section de Vénissieux, j’ai décidé de soutenir ce candidat.

Les raisons d’un tel choix sont simples.

Il a de l’expérience. Ancien ministre, ancien porte de parole du gouvernement, toujours député malgré la vague « En Marche », le parcours de Stéphane Le Foll lui permet d’appréhender sereinement les enjeux existentiels de notre parti. Nous n’avons pas besoin d’une  personnalité qui briguerait ce poste comme un marchepied pour une carrière personnelle, nous avons besoin de nous reconstruire autour de valeurs et d’un projet. Il nous faut pour cela un homme d’expérience.

Il est loyal. Alors que certains socialistes n’ont pas hésité à fronder dès le début du mandat et que d’autres font aujourd’hui semblant d’oublier leur participation aux gouvernements ou à la majorité de 2012, Stéphane Le Foll a toujours revendiqué sa fidélité à François Hollande et son attachement à sa politique. La loyauté est une valeur importante à mes yeux, elle témoigne d’un courage, d’autant plus nécessaire qu’il faut du temps pour constater les résultats de choix politiques. Quand reconnaîtra-t-on enfin aux précédents gouvernements le crédit de l’actuelle embellie économique de notre pays ?

Il est progressiste. Les précédentes élections nous ont au moins appris une chose : les français sont las des incantations, il veulent de la cohérence et de l’efficacité. Stéphane Le Foll incarne selon moi cette gauche progressiste, moderne, ouverte au monde et attachée à un idéal qui n’oublie pas le réel. La contestation sans proposition, la gauche du paternalisme ou de l’infantilisation continuera à nous marginaliser.  Notre pays a besoin d’une offre politique réformiste, cohérente et crédible et je ne vois pas d’autre socialiste pour la faire émerger.

***

Je ne crois pas que nous sommes entrés dans un nouveau monde, dans une “start up nation”, et que du passé, Emmanuel Macron a fait table rase. Je crois que notre République a plus que jamais besoin de partis politiques structurés pour permettre à notre démocratie de pleinement s’exprimer.

La France a besoin d’un grand parti social démocrate européen et moderne, qu’il s’appelle parti socialiste, les socialistes ou qu’il porte un tout autre nom.

Il lui faut, pour reconstruire ses fondements programmatiques et rassembler ses militants, une personne d’expérience, cohérente et de gauche.

Je crois que Stéphane est cette personne et j’espère que nous saurons ensemble le choisir.

 

Qui est le référent lanceur d’alerte à la mairie ?

lanceurs-alerteUn lanceur d’alerte est une personne, qui, ayant connaissance d’un danger, d’un risque ou d’un scandale, adresse de manière désintéressée un signal d’alarme et enclenche un processus de mobilisation collective.

Les lanceurs d’alerte sont donc une chance pour la société, mais il sont souvent menacés par la hiérarchie des organisations dans lesquelles ils travaillent.

Pour les protéger, la loi Sapin a rendu obligatoire la mise en place de procédures de recueil de leurs signalements.

Ces procédures doivent permettre de garantir la confidentialité du lanceur d’alerte et d’organiser l’examen des faits rapportés.

La mairie de Vénissieux, comme toutes les mairies des villes de plus de 10 000 habitants, doit mettre en place une telle procédure au 1er janvier 2018.

Elu d’opposition, je n’ai pas encore été informé des des dispositions prises par Madame le maire pour qu’un agent qui aurait connaissance, par exemple, d’une vente frauduleuse de véhicules indûment classés comme épaves, puisse alerter le référent lanceur d’alerte qui aurait du être nommé.

Mais je ne doute pas que la municipalité saura trouver dans ses services la personne ad’hoc qui devra présenter “des gages de compétence, d’autorité et disposer de moyens suffisants pour exercer sa mission.”

Quand bien même cette personne devrait avoir connaissance de faits mettant en cause les élus majoritaires !

C’est en tout cas un des voeux que je forme pour 2018 !!!

 

« Michèle et Lotfi condamnés »

justicele 17 octobre, Yves Sanlaville, Farid Ben Moussa et moi même étions appelés à la barre pour fait d’injures publiques à l’encontre de Michèle Picard.

Le maire de vénissieux  estimait que certains commentaires d’internautes postés sur mon mur étaient injurieux. Comme je suis considéré comme le responsable de publication de ma page Facebook, Madame Picard souhaitait me voir condamner à 5000 euros d’amende !

Le tribunal a rendu son jugement ce 21 novembre : Yves Sanlaville et Farid Ben Moussa sont relaxés.

Michèle Picard et moi même sommes condamnés. Elle pour procédure abusive – elle n’avait pas à engager des poursuites sur des faits non prouvés – moi pour deux publications sur 3 considérés comme injurieuses.

Elle devra verser 1000 euros à Yves Sanlaville et à Farid Ben Moussa, je devrai lui verser 1500 au titre des dommages et intérêt…

Mais je vais bien entendu faire appel de cette décision incompréhensible en droit.

Le tribunal reconnaît en effet que les poursuites à l’encontre de MM Sanlaville et Ben Moussa sont abusives, mais considère qu’elles sont légitimes à mon encontre alors que, rappelons le, je ne suis aucunement l’auteur des propos incriminés.

Le tribunal retient deux commentaires posté sur mon mur comme injurieux, mais considère que “on fera tourner, quand il y en a pour un il y en a pour deux” n’est pas une insulte. On est là dans l’interprétation la plus totale…

Enfin, le tribunal ramène les 5000 euros demandés à 1000 euros d’amende, signe tout de même qu’il n’est pas très sûr de ma culpabilité…

Mais je vais surtout faire appel pour montrer la raison cachée de cette opération. En traînant devant le tribunal de simples habitants peu fortunés grâce à l’argent de la mairie, Madame Picard organise une vaste entreprise d’intimidation.

Et les vénissians qui me connaissent savent que je ne suis pas de nature à me laisser intimider par si peu…

Facebook au tribunal

avocatParanoïaque, oui je maintiens, Madame Picard semble avoir une attitude paranoïaque, et la loi me donne le droit de m’exprimer totalement librement dans ce prétoire. Ne cherchez pas à m’intimider, cela ne marche pas avec moi, chère consoeur !

Ce fut le moment fort de l’audience d’hier au tribunal de grande instance de Lyon.

L’avocat d’Yves Sanlaville et de Farid Ben Moussa expliquait dans sa plaidoirie que la maire de Vénissieux qui nous poursuit pour fait d’injures publiques lisait tous les écrits publiés sur les réseaux sociaux de manière orientée et pour tout dire “paranoïaque”.

Immédiatement, l’avocat de Madame Picard s’est élevée pour faire remarquer à la présidente du tribunal que ce qualificatif était lui aussi une insulte.

Et cela n’a pas plus à l’avocat de la défense qui a dû hausser le ton !

Le reste de l’audience s’est passé dans le calme.

Pour ceux qui auraient raté des épisodes, il faut rappeler que plusieurs internautes vénissians étaient appelés à la barre ce mercredi 17 octobre.

Madame Picard m’a en effet  cité à comparaître ainsi que deux autres vénissians en raisons de commentaires qu’elle considère comme injurieux.

J’ai en effet reproduit sur ma page Facebook un courrier anonyme adressé à un élu de Givors qui parle de moi et de Madame Picard de manière assez vulgaire.

Je l’ai fait car je pense qu’il est important que tout le monde sache ce que nous, élus, recevons comme messages anonymes. Je l’avais d’ailleurs fait avec un message audio laissé sur mon téléphone lors de la campagne en 2015.(à ré-écouter ici)

Madame Picard me reproche donc d’avoir publié une lettre anonyme qui n’est pas de moi et d’avoir laissé des commentaires, certes peu flatteurs à son encontre, mais que je n’ai jamais considéré comme injurieux.

Pour cette affaire, Michèle Picard demande que je sois condamné à une amende de 5 000 euros !

5 000 euros, c’est une somme qui pourrait en “intimider” plus d’un et conduire à une sorte d’autocensure, ce qui est toujours préjudiciable pour notre vie démocratique épanouie.

Si je ne suis donc pas dupe des raisons de la démarche initiée par Madame Picard,  j’ai tenu à ce que mon avocat réponde en droit, et seulement en droit, aux faits qui me sont reprochés.

Nous étions devant un tribunal, et c’est la justice qui doit parler.

C’est au conseil municipal que je m’exprimerai sur la dimension politique de ce procès.

 

la rentrée pour propagande vénissianne

a

C’est la rentrée et Michèle Picard, le maire de Vénissieux entend bien nous le faire savoir.

Comme chaque année, son service communication a loué le club de la presse pour permettre à notre édile de lire son traditionnel discours de combat : “ trop de cadeaux aux patrons, trop de baisse des dotations, trop de pouvoirs à la métropole…

On connaît la musique et il est étonnant que des journalistes continuent à estimer qu’il s’agit encore là d’actualité !

S’il n’y a rien de neuf dans le discours, cette rentrée 2017 est pourtant marquée par un changement dans les outils de communication de la mairie.

Son site internet fait peau neuve et semble un peu plus convivial ; le magazine Expressions tiré deux fois par mois à 32 000 exemplaires change quant à lui de maquette et augmente sa pagination de 20 à 24 pages.

Ce qui pourrait passer pour une simple évolution des supports de propagande communication de la municipalité est en fait un pied de nez insupportable aux conseillers municipaux d’opposition.

Car ni le nouveau site internet ni le journal municipal Expressions, ne réservent, comme la loi l’impose pourtant, un espace  d’expression pour les conseillers municipaux n’appartenant pas à la majorité municipale (article L.2121-27-1 du CGCT).

Une situation illégale que nous avons dénoncée depuis 2015 en déposant un recours devant le tribunal administratif.

Mais Michèle Picard doit sans doute compter sur la lenteur de justice administrative pour espérer une décision après les élections de 2020.

D’ici là, les 60 000 vénissians devront se contenter de la vérité distillée par des organes de presse aux ordres d’un maire élue par quelques 4000 électeurs.

Vivement demain, non ?

FRANCE-POLITICS-GOVERNMENT-SENATE

Suppression de la taxe d’habitation : Récompenser les mauvais élèves

La suppression de la taxe d’habitation était inscrite dans le programme d’Emmanuel Macron. Cette promesse était justifiée par le fait que cet impôt local est particulièrement injuste et que personne n’était arrivé à le réformer depuis plus de 30 ans.

Il n’y a donc pas de surprise pour que cet engagement soit ré-affirmé lors de la récente conférence des territoires organisée au Sénat.

Il n’y a pas non plus de surprise à entendre les nombreux nouveaux maires de droite, élus en 2014, s’insurger contre cette “odieuse atteinte à l’autonomie fiscale des communes” et crier à “l’insupportable remise en cause de la libre administration des collectivités locales”.

La plupart de ces nouveaux maires se sont fait élire en promettant une baisse des impôts locaux, thématique visiblement porteuse chez leurs électeurs.

Pour eux, c’est un peu la double peine : Ils ont sans doute dû faire des efforts dans la gestion de leur collectivité, reporter certains investissements, rationaliser leurs dépenses de fonctionnement pour arriver à baisser de quelques points la fiscalité locale.

Des décisions compliquées mais qui devaient s’accompagner de dividendes électorales lors des prochaines élections  : “Revotez pour moi, j’ai tenu ma promesse de baisse des impôts

Et patatra…

Avec la suppression de la TH pour 80% des foyer, tous ces efforts ne seront même plus perçus par leurs électeurs.

Pire. La dotation de compensation qui sera versée par l’Etat sera sans doute calculée sur le produit de la TH de 2015 ou 2016, les premières années de baisse des impôts.

Un maire qui perd à la fois un bénéfice politique espéré et qui voit ses recettes figées à leur étiage n’est forcément pas content !

A l’inverse, la suppression de la TH n’est pas une mauvaise nouvelle pour tout le monde.

prenons au hasard... Michèle Picard !
Prenons au hasard… Michèle Picard !

Prenons un maire peu attentif à la gestion de sa commune et encore moins à la satisfaction de ses administrés… Prenons le maire de Vénissieux par exemple !

Avec une masse salariale dépassant les 60% de son budget, un tel maire est financièrement étranglé.

La bonne solution serait de réduire son fonctionnement, mais cela signifierait se séparer de salariés qui sont autant d’obligés pour sa ré-éelection.

La maire de Vénissieux a donc opté pour une recette moins vertueuse, mais qui marche depuis longtemps : Augmenter fortement les impôts en début de mandat et espérer que ses « braves » électeurs auront oublié 5 ans plus tard.

C’est ainsi que les vénissians, qui comptent parmi la population la plus pauvre de l’agglomération lyonnaise, ont vu leurs impôts locaux augmenter de 5% en 2015 !

L’annonce de la suppression de la Taxe d’habitation est un double cadeau fait par ce gouvernement à madame Picard.

Non seulement les vénissians n’auront plus à se souvenir du coup de bambou fiscal de 2015 puisqu’ils ne paieront plus, dans leur immense majorité, de TH en 2020, mais en plus, la mairie de Vénissieux voit sa dotation de compensation fixée à un niveau élevé grâce à l’augmentation du début de mandat.

Et c’est ainsi qu’une décision prise par un gouvernement honni par les communistes locaux va doublement leur bénéficier !

Inutile d’espérer attendre des remerciements de leur part, on a rarement vu des mauvais élèves se glorifier d’une erreur de notation à leur bénéfice…

 

Les militants ont tranché

20170522_211813 2Il faut l’avouer, ma candidature aux élections législatives a fait son petit effet !

Je n’avais en effet pas accepté qu’un de mes camarades – Adrien Drioli pour ne pas le nommer – se considère légitime pour déposer sa candidature à l’issue du vote de seulement 17 militants de saint-priest jeudi dernier.

J’avais donc moi aussi déposé ma candidature, à quelques minutes de l’heure limite.

Une décision qui a jeté le trouble parmi mes camarades mais qui avait avant tout pour objectif de faire réagir, comme en témoigne ma profession de foi prête à être imprimée.

ooObjectif atteint puisque durant le week-end  Christiane Demontès, ancienne première fédérale du parti, et Thierry Philip, Vice-président de la métropole, maire du troisième arrondissement, ont pris l’initiative de convoquer en toute urgence une assemblée générale de circonscription, seule instance à même d’émettre un avis sur une candidature PS sur la 14eme circonscription.

Plus de 80 militants se sont donc réuni ce lundi et ont longuement et librement débattu.

De la légitimité des candidatures déposées, du risque réel de voir la circonscription basculer au Front National ou au parti communiste, du respect de nos statuts…

Des débats vifs mais argumentés, pugnaces mais respectueux. Un bel exemple de ce que les socialistes sont capables, pour peu qu’ils s’en donnent les moyens.

J’ai pu à cette occasion expliciter les raisons de ma candidature et redire que je me plierai bien entendu à la décision majoritaire.

Nous avons aussi pu prendre connaissance d’un texte signé par Sylvie Guillaume et Annie Guillemot qui attirait notre attention sur les choix qui s’offraient à nous.

Car à l’issue des débat, il fallait bien se décider.

Christiane Demontès et Thierry Philip ont choisi de faire se prononcer les membres de cet Assemblée générale sur la question autour de laquelle tout le débat avait tourné : Fallait il ou non un candidat socialiste dans notre circonscription?

Le résultat du vote est sans appel  : 62 ont voté non, et 2 oui !

Cette position claire sera immédiatement transmise à la direction nationale de notre parti qui ne pourra pas ne pas en tenir compte.

Moi, candidat aux législatives ?

Just before deadlineQuelques minutes avant l’heure limite, j’ai déposé vendredi 20 ma candidature aux élections législatives dans la 14eme circonscription.

Pourquoi une telle candidature alors même que j’avais signé avec d’autres secrétaires de sections socialistes un communiqué de presse dans lequel nous appelions à un “soutien exigeant”  à la candidature d’Yves Blein ?

La raison en est très simple :  Si je suis un socialiste réformiste, je suis aussi un socialiste légaliste. Chacun se souviendra de la patience dont j’avais fait preuve en attendant de longue semaines l’investiture de mon parti pour les élections municipales de 2014 puis de 2015.

En 2017, mon parti aurait décidé de finaliser ses investitures après la date limite de dépôt des candidatures en préfecture. C’est étrange, mais c’est comme cela…

Avec l’investiture d’Yves Blein par En Marche, le parti avait décidé de désigner de nouveau candidat socialistes dans toutes les circonscriptions sauf dans le cas où une telle candidature aurait conduit à l’élection d’un député FN, ce qui, compte tenu des résultats passés, est évidemment le cas dans notre circonscription.

Nous en étions là lorsque nous avons appris jeudi soir que certains socialistes de Saint-Priest avaient décidé, dans leur coin, de se réunir et de décider, tout seuls, qu’ils allaient présenter un candidat en la personne d’Adrien Drioli.

17 personnes ont décidé pour les quelques 250 militants de la circo’. Etonnant non ?

La logique aurait voulu qu’une assemblée de militants de circonscription en débatte, mais il était trop tard vendredi pour la convoquer et décider avant 18h00.

Mes “camarades” san-priots avaient bien planifié leur coup !

Un peu énervé (très énervé en fait !), j’ai finalement décidé que la meilleure façon de répondre à cette minable manipulation, était, à nouveau, de jouer la carte de la légalité.

J’ai déposé ma candidature à la préfecture et devant mon parti via un courrier adressé à J. C. Cambadélis.

Nous verrons bien mardi quelle sera sa décision…