Tous les articles par Lotfi_BenKhelifa

Lettre à mon cher camarade Yann Crombecque

4CG2dBMFCher Yann, 

Je dois reconnaitre que j’ai été un peu naïf. 

En écrivant cela, je ne peux pas m’empêcher de repenser à toutes les fois ou des gens m’ont dit que la politique, était une affaire de combines, de petits arrangements, d’accords stratégiques et de basses manœuvres.

Je me revois, répondant invariablement qu’il ne fallait pas tout mélanger, que ces pratiques étaient minoritaires et que nous, socialistes, restions profondément attachés au débat d’idée, à la démocratie et soudés autours de nos valeurs. Voilà qui devait te faire sourire. 

Avec honnêteté, détermination, inlassablement je me suis battu sur le terrain pour nos idées, pour un projet et pour une certaine idée de ma ville de Vénissieux. 

Si on m’avait dit qu’un jour, tu me demanderais de faire table rase de mes convictions, de mes idéaux pour ma ville, j’aurais refusé de le croire !

Si on m’avait expliqué qu’un jour, dans un style qui n’est pas sans rappeler les dérives autoritaristes staliniennes ou trotskistes, tu n’hésiterais pas à faire mettre sous tutelle la section PS de Vénissieux et à m’informer via un communiqué de presse de mon exclusion imminente du parti je n’en aurais pas cru un mot…

Mon « crime » ? Avoir refusé de me soumettre à tes petits calculs politiques. Avoir refusé que Vénissieux, Vaulx en Velin et Feyzin deviennent des monnaies de tractation et d’échange afin de « sauver Villeurbanne ». Avoir refusé des alliances incohérentes et opportunistes qui auraient desservies ma ville.

Oui, j’ai été naïf, mon cher Yann. Mais je ne sais pas faire autrement. Je ne sais pas défendre pendant des années un projet, des idées, je ne sais pas m’opposer de toutes mes forces contre une politique que je juge néfaste et mauvaise, pour ensuite s’allier à cette même politique.

Je ne sais pas faire allégeance à des gens que j’ai toujours combattu pour conserver un peu de pouvoir. 

Toi tu sais visiblement. Toi tu sais composer, négocier, abandonner, élaborer des stratégies au service d’une ambition. Toi tu sais faire taire et exclure ceux qui se mettent en travers de ton chemin. Tu es du sérail, tu as commencé à l’UNEF, tu as fait de la politique toute ta vie. Tout cela t’est naturel et facile.

Moi je ne suis qu’un ex cantonnier, un obscur petit militant de base qui a eu l’audace de ne pas penser comme toi et de s’opposer à tes dérives.  

Mon cher Yann, tu as beau être très à gauche, tu te comportes comme un grand bourgeois capricieux et autoritaire. Sache pourtant qu’il est fini le temps où l’on congédie d’un geste dédaigneux le petit personnel quand il ne sert plus ses intérêts et qu’il ose se rebeller. 

Ce vieux monde se meurt Yann, il agonise dans vos petites combines, dans vos compromissions et dans votre mépris des électeurs. 

Mon cher Yann, j’ai peut-être été un peu naïf en effet, quand il aurait fallu être cynique et calculateur. Tu me trouves peut-être ingérable et entêté, quand tu m’aurais voulu discipliné et résigné.

Je te l’ai dit, je ne sais pas faire. Et je n’ai aucunement l’intention d’apprendre. 

Les vénissians trancheront. 

Ton camarade Lotfi de Venissieux

Mise sous tutelle toi même !

psle 28 novembre, la fédération du parti socialiste diffuse un communiqué de presse indiquant qu’elle met sous tutelle la section de Vénissieux et qu’elle m’interdit de participer au débat entre les candidats à l’élection du premier des socialistes pour l’élection métropolitaine.

Hier, mon avocat conteste point par point la décision qui aurait été prise et menace la fédération d’un référé heure par heure si le parti ne met pas à disposition de chaque section des bulletins de vote à mon nom.

Hier soir, à 23H00 !, la direction nationale du parti décide tout simplement de suspendre le vote qui aurait du intervenir ce soir…

La fédération qui m’a menacé de mise sous tutelle a elle même été mise sous tutelle de la direction nationale !

Cet épisode pourrait être comique s’il n’était pas significatif de l’état de décrépitude dans lequel mon parti s’est placé.

Incapable de conduire un débat interne, incapable de respecter ses statuts, incapable d’organiser une élection…

La raison de cette situation est selon moi assez simple : ce n’est pas le projet qui compte, mais les alliances qu’on peut nouer avec tel ou tel parti pour conserver, coute que coute, des collectivités et des mandats.

Le fait que le premier secrétaire de la fédération soit aussi élu et candidat à sa succession à Villeurbanne explique aussi bien des décisions et des circonvolutions. Comment les militants pourraient ils faire confiance à une personne qui est de fait juge et partie ?

Je croyais sincèrement que notre parti avait touché le fond et ne pourrait que rebondir. Ces derniers événements montrent qu’il n’en est rien et que nous pouvons encore tous couler…

 

4CG2dBMF

Une histoire de choix….

Faire de la politique, c’est souvent faire des choix. Parfois, ils sont difficiles, parfois, ils vous coutent et parfois ils s’imposent à vous naturellement.

J’ai fait le choix de rejoindre l’équipe de Yves Blein. C’est une décision que je me devais de prendre tant je ressens fortement la nécessité de proposer enfin, une alternative crédible et constructive à Vénissieux.

C’est un choix qui part d’un constat implacable : Depuis 85 ans, notre Ville est gérée par le parti communiste, nous ne pouvons nier certaines avancées,  mais, force est de constater que depuis quelques années  notre ville s enfonce dans une dérive de plus en plus intolérable pour les habitants.

Vénissieux est placée au 100 ème rang des villes les plus pauvres de France.

Cela fait plus de 15 ans que je milite activement, 6 ans que je suis dans une opposition résolue et déterminée face à cette équipe municipale.

6 ans d’engagement, de combats, de propositions, 6 ans sur le terrain, au contact permanent des vénissians. 6 ans que je me bats pour que, en matière de sécurité, d’éducation, d’aménagement, ma ville, Notre Ville soit enfin traitée comme elle le mérite.

Et aujourd’hui, pour d’obscure raisons électorales, il aurait fallu abandonner ce combat,  suivre aveuglement les consignes du PS et accepter de s’effacer au profit du PC ?

Toutes ces années dans une opposition résolue, pour finalement s’allier à ceux que l’on a combattu ?

Quelle est la cohérence et la logique d’un parti qui, à Grenoble, soutient le candidat « LREM » et qui, ici à Vénissieux soutient le PCF ?

On m’a expliqué les règles subtiles des alliances, on m’a dit qu’il fallait à tout prix « sauver Villeurbanne » et pour ça,  sacrifier sans états d’âme Vénissieux par le biais d’une alliance parfaitement illogique.

Mais notre ville n’est pas une variable d’ajustement et les électeurs ne sont pas à vendre. Leurs voix ne sont pas des cartes que l’on se redistribue en fonction des combines et des ambitions personnelles.

Ces magouilles politiciennes sont indignes et justifient en partie le désintérêt des électeurs pour la politique.

J’ai donc fait le choix de rejoindre une équipe 100 % locale, ancrée dans notre territoire, et issue de plusieurs sensibilités politiques différentes.

J’ai fait le choix de la diversité et du rassemblement, bien au-delà des étiquettes et des partis. Notre point commun est l’attachement à notre ville et notre désir de donner enfin à Vénissieux un nouvel élan.

Je suis fier d’avoir fait le choix d’un projet qui nous offre la possibilité de vivre tranquillement et plus sereinement dans nos quartiers, parce que la sécurité est au cœur des préoccupations de tous les vénissians.

Je suis heureux d’avoir choisi un programme audacieux en termes de politique du logement. Parce qu’il faut arrêter cette course folle vers le toujours « plus » de logements et se consacrer, enfin au « mieux » vivre. Parce que la rénovation de nos habitats, parce que la propreté et l’entretien de notre ville font partis des sujets prioritaires, de même que l’éducation, l’accueil des jeunes enfants, les activités périscolaires, la solidarité…

Entre l’immobilisme, la répétition frénétique des mêmes erreurs et une chance de faire enfin, avancer notre ville, je n’ai pas hésité. Et chaque jour, sur le terrain, je mesure combien j’ai bien fait de vous écouter, amis vénissians, vous qui nous avez demandé inlassablement de nous rassembler.  C’est fait. Nous sommes ensemble.

J’ai fait mon choix. 

Ce sera Vous. Ce sera Nous, Vénissieux.

Lotfi BEN KHELIFAhttp://www.lotfibenkhelifa.fr

Et si le PS respectait ses statuts ?

statut psJ’ai appris, de manière très élégante par communiqué de presse, que le bureau Fédéral du Parti socialiste avait décidé de mettre sous tutelle la section de Vénissieux et de m’interdire de me prévaloir de mes fonctions de secrétaire de section.

Ce communiqué de presse a été fort judicieusement transmis la veille du débat entre les candidats au poste de premier des socialistes pour l’élections métropolitaine.

Je fais partie des 4 candidats à cette désignation et j’estime ne pas être illégitime pour un tel poste.

Cette mise à l’écart n’est donc que le moyen qu’a trouvé de la fédération et m’empêcher de prendre part à une élection. Bravo la démocratie interne !

Je n’entends pas pour autant me laisser ainsi écarter. 

La mise sous tutelle d’une section est prévue par l’article  4.5.1.1 de nos statuts qui précise que c’est “le Conseil fédéral, au vu des conclusions d’une Commission d’enquête, […] qui doit procéder sur place à toutes les auditions et les investigations nécessaires, peut prononcer la mise sous tutelle d’une section […], lorsque celle-ci s’est rendue coupable d’actes graves d’indiscipline ou d’actions de nature à porter gravement préjudice au parti […].

Et son 4.5.1.2 ajoute que la mise sous tutelle d’une section “doit être prononcée par le Conseil fédéral, sous condition que celui-ci ait été convoqué à cet effet et que soient présents la majorité des membres qui le composent”. 

Je n’ai ni connaissance de la création d’une commission d’enquête et le conseil fédéral n’a pas été convoqué.

J’estime donc que la décision dont fait état le  communiqué de presse n’a aucune valeur et je saisirai toutes les juridictions compétentes si la fédération venait demain à m’empêcher de continuer à exercer mes fonctions de secrétaire de section

 

Candidat (encore !)

qui sera le prochain président du Grand Lyon ?
Qui sera le prochain président du Grand Lyon ?

 


 

 

 

 

 

 

Socialiste depuis 2004, je ne suis pas de ceux qui renient si facilement leurs engagements ! Je ne comprends pas mon parti quand il décide, aux mépris de ses statuts, de “suspendre” l’élection du premier de ses camarades à Vénissieux.

J’aime en revanche mon parti quand il propose à ses militants de désigner celui qui animera la campagne métropolitaine et qui sera appelé à briguer la présidence du Grand Lyon.

Ces premières élections métropolitaines doivent en effet être un grand rendez vous démocratique pour tous les grand Lyonnais, et mon parti a eu raison de ne pas s’enfermer dans la désignation de tête de liste par circonscription, et de ne pas céder à la tentation d’une candidature choisie à Paris comme d’autres mouvements ont pu l’accepter…

Et parce que c’est ce parti que j’aime, parce que je crois au débat et à la démocratie interne, que j’ai décidé de candidater non seulement pour figurer sur les listes métropolitaines, mais aussi pour être tête de liste au niveau métropolitain.

Je pense en effet avoir toutes les qualités requises : à jour de cotisation, connaissant bien le fonctionnement des mairies et de la métropole, opposé au cumul des mandats dans le temps, issu des milieux populaires et moi même ouvrier, ma candidature permettra à notre Parti de renouer avec les classe populaires.

Je suis par ailleurs partisan de discussions, d’ouverture et pourquoi pas d’accords avec d’autres mouvements pour éviter à notre parti un enfermement mortifère et qui pourrait conduire à sa disparition de la carte métropolitaine.

“Lotfi, président de la métropole, mais il se prend pour qui celui là ?”  

J’imagine déjà les réactions de certains de mes camarades et je peux les comprendre. Mais il faut aussi qu’ils comprennent que notre parti ne pourra rebondir que s’il rompt avec ses vieilles habitudes et qu’il fait le pari de l’audace, de la jeunesse, et du renouveau.

J’attends donc avec impatience la campagne interne qui permettra à chacun des candidats à cette toute nouvelle responsabilité de présenter et défendre leur programme.

A très bientôt  !

 lire ma lettre de candidature ici

Ce qui nous rassemble

4CG2dBMFEn tant qu’homme engagé dans la vie politique j’ai souvent à faire face à des accusations de prétendus « communautarisme. Un ancien balayeur d’origine tunisienne, noir, musulman, candidat du parti socialiste qui était le premier parti de France, dans une ville où il a grandi, où il n’a jamais cessé de vivre, dont il a été maire adjoint entre 2008 et 2014, devrait forcément sa position à de supposées appartenances communautaires.

Si on tient absolument à me mettre dans des cases, voici les seules dans lesquelles j’accepterai de rentrer : Je suis d’abord et avant tout un citoyen français. À ce titre, un citoyen, père de trois enfants, investi dans dans la vie associative d’abord, dans la vie syndicale ensuite, dans le combat politique enfin.

Français, telle est mon identité, n’en déplaise à ceux, de tous bords, qui choisissent de ne retenir de moi que mes origines, ma couleur de peau ou ma religion. Ces pratiques en disent bien plus sur eux et sur leurs obsessions identitaires que sur moi.

Français, telle est mon identité donc. Je suis également habitant de Vénissieux. C’est ma ville, j’y ai grandi, j’y habite, l’ancien cantonnier que je suis en connais ses moindres recoins. Et c’est au nom de cet attachement profond à Vénissieux que je prends la parole.

Ma « communauté » si communauté il doit y avoir, c’est aussi alors celle des Vénissians. De tous les Vénissians, sans distinction d’origine, de classe sociale, de religion ou de couleurs de peau. N’en déplaise à mes adversaires, nous avons suffisamment de préoccupations en commun, de combats à mener ensemble et d’aspirations pour notre ville pour ne pas avoir à nous soucier de nos prétendues différences.

Car tous, nous somme préoccupés par les problèmes de sécurités, qui augmentent considérablement à Vénissieux.

Tous, nous sommes révoltés de voir que l’on vend de la drogue au pieds de nos immeubles.

Tous, nous sommes inquiets de la sécurité de nos enfants, qui ne peuvent même plus aller jouer au parc  » Dupic » ou de « la Darnaise », envahis par les rodéos de scooter.

Tous nous souhaitons la mise en place d’un accueil pré-scolaire pour les plus jeunes, afin de faciliter le quotidien des parents qui travaillent

Tous nous déplorons la fermeture des Equipements Polyvalents Jeunes après le 15 août à Noël…..Tous nous déplorons la baisse des subventions aux associations sportives.

Tous nous revendiquons enfin les mêmes droits à vivre, habiter, travailler en séc

urité et en harmonie à Vénissieux comme dans n’importe quelle autre ville de France.

Disons le clairement, notre ville manque d’ambition. Ou plutôt, ses dirigeants semblent poursuivre une mauvaise ambition. Quel est le sens de cette compétition ridicule au nombre d’habitants ?

La course aux 80 000 résidents ne nous intéresse pas ; faisons plutôt la compétition de la ville la plus dynamique, la course à la mixité sociale et nous répondrons présents ! Donnons nous l’ambition de vivre « bien » ensemble, plutôt que « nombreux » ensemble ; nous le méritons, notre ville, la 7ème de la région Auvergne Rhône Alpes, le mérite.

Nous avons de belles infrastructures, Vénissieux à 20 mn du centre de Lyon, un tramway, le métro, notre tissus économique est riche de presque 3000 entreprises.

Nous ne sommes pas condamnés à la misère, à l’isolement, au déclassement et à l’insécurité, la fracture territoriale qui nous mine n’est pas une fatalité. Il nous faut de la volonté, des idées, une haute idée de ce que pourrait être la vie à Vénissieux, une envie de faire enfin, bouger des lignes sclérosées depuis plus de 80 ans.

Il nous faut aimer cette ville, ses habitants, plus que le pouvoir et les honneurs. Il nous faut de l’espoir et de la détermination. Nous n’en manquons pas. Je n’en manque pas et c’est la raison pour laquelle je suis candidat à l’investiture du Parti socialiste.

Voila la communauté à laquelle j’appartiens finalement : Celle des gens de bonne volonté qui ne se résignent pas.

dites non à l’usine de concassage

nouveau-concasseur-machoires-hybride-pour-keestrack_620x350Le projet d’une nouvelle ZAC dans le quartier de Monmousseau prévoit la démolition de 500 logements.

Pour “traiter” les 48 000 tonnes  débris des immeubles démolis, la mairie prévoit d’installer une usine de concassage au coeur du quartier !

Lors du dernier conseil municipal j’ai dénoncé ce projet fou ! Nul part ailleurs dans l’agglomération on impose une telle contrainte aux habitants. Mais comme mon pouvoir en tant que conseiller municipal d’opposition est un peu limité, il est important que tous les habitants du quartier se mobilisent pour dire non à cette usine de concassage

écrivez à partir de votre adresse électronique personnelle avant le 13 septembre 2019 à venibalmes@grandlyon.com le message suivant : 

Capture d’écran 2019-07-24 à 14.52.11

 

“Cette contribution s’inscrit dans le cadre de la concertation préalable unique relative au projet d’aménagement Marché/Monmousseau/Balmes à Vénissieux.

J’ai appris que la métropole et la mairie de Vénissieux envisagent d’installer une usine de concassage des débris des démolition des immeubles au coeur du quartier.

Cette usine va être une source de nuisances insupportables pour les habitants du quartier qui ont déjà à en subir de nombreuses.

Il n’est pas acceptable d’infliger aux vénissians des Minguettes une telle double peine.

Je tiens donc à faire connaître ma totale opposition à l‘installation de cette usine de concassage.

Vous pouvez bien entendu personnaliser ce message en ajoutant vos propres arguments, mais n’oubliez surtout pas d’indiquer vos prénom, nom et adresse.

Ensemble, nous pouvons nous opposer à ce projet de dingue !

 

Grève des atsem : faire preuve de responsabilité

les-atsem-sont-indispensables-au-fonctionnement-des-ecoles-maternellesDepuis plusieurs semaines les ATSEM de la ville de Vénissieux manifestent  devant la mairie.

Les Atsem, ce sont les agents municipaux en charge des enfants dans les écoles maternelles.

La mairie les a consulté avant de modifier leur temps de travail en raison du retour à la semaine des 4 jours. Mais leur vote majoritaire n’a pas été pris en compte et la mairie a décidé d’une toute autre organisation.

On comprend alors que ces agents soient mécontents : pourquoi les consulter si c’est pour décider unilatéralement ensuite !

Contrairement à madame le maire et à ses élus toujours prompts à se mobiliser, je ne manifesterai pas aux côtés des agents de la mairie.

Si je comprends tout à fait leur réaction, j’estime qu’un élu municipal se doit d’éviter toute instrumentalisation, surtout s’agissant d’un mouvement social des agents municipaux.

J’espère que la maire sera faire preuve d’autant de responsabilité en s’interdisant ses traditionnelles méthodes d’intimidation et qu’elle aura l’intelligence de rapidement ré-ouvrir le dialogue afin de trouver des solutions.

Cette situation de blocage met en péril le service public et place les parents dans de grandes difficultés.

Il n’est pas inutile de rappeler que notre collectivité devrait justement être à leur service !

 

Le petit débat…

Capture_d'écran_041019_064217_PMMacron a lancé le Grand débat.

A Vénissieux, Michèle Picard a tenté la même opération, mais ce ne fut qu’un tout petit débat.

La consultation en ligne intitulée « Ma commune demain, je donne mon avis », organisée en catastrophe au début de l’année par la mairie n’a pas mobilisé les foules.

870 réponses selon la police, sans doute plus proche de 500, pour une commune de plus de 60 000 habitants, autant dire un gros flop.

Les résultats, si l’on peut parler de résultats avec un si petit échantillon, sont tout aussi vides de significations. Les vénissians placeraient en tête de leur priorité  la sécurité et la propreté.

COMME C’EST ÉTONNANT !

Mon coiffeur me disait justement la même chose il y peu, sans enquête ni cabinet d’expert !

On se doute bien que cette opération était avant tout un coup de com’ qui a permis à Michèle Picard de se faire un petit carnet d’adresses.

Lors de la présentation des « résultats” de cette consultation, j’ai demandé  à ce que me soit communiqués les résultats anonymisés de cette enquête, comme le prévoit la loi.

Pour une fois, la mairie a rapidement donné suite en m’adressant une clef usb contenant un tableur censé correspondre aux réponses des vénissians.

Je vais l’analyse en détail, mais  comme je suis un peu partageur, j’ai décidé de le partager avec tous ceux que l’avenir de Vénissieux intéresse.

Peut-être jaillira t il de l’étude de ces données par le plus grand nombre des idées nouvelles ?

 

le tableur est accessible ici.

Constance… et circonstance !

cuisineOn peut lui faire beaucoup de reproches, et même plus encore, mais Michèle Picard avait pour elle le mérite de la constance.

Constance dans sa dénonciation de la société capitaliste, constance dans sa détestation de la métropole lyonnaise, constance dans sa haine de la libre expression sur internet…

On s’étonnera donc d’autant plus de son soudain revirement s’agissant de la fourniture de repas avec et sans viande dans les cantines scolaires.

Depuis qu’elle est maire en 2009, elle n’a cessé de refuser d’offrir aux élèves de la commune un double menu tous les jours. Alors qu’elle reconnaissait que lorsque de la viande était servie la fréquentation des restaurants baissait significativement, elle s’est toujours arc-boutée sur une conception *quelque peu* rigide de la laïcité pour ne pas donner suite aux demandes des parents d’élèves de Vénissieux.

Ce serait faire rentrer le fait religieux à l’école” déclarait elle encore il y a peu alors qu’une pétition réunissait des centaines de signatures pour aligner l’offre des cantines de la commune sur celles de toutes les autres communes de l’agglomération.

Et tout à coup, en marge de l’inauguration d’une cuisine centrale, les vénissians apprennent par la bouche d’un de ses adjoints que les écoliers qui ne veulent pas manger de viande pourront désormais bénéficier d’un “système de double repas” (sic).

Alors que je suis un des des premiers a avoir porté cette revendication, je ne peux que me réjouir de cette décision qui permettra enfin à tous les jeunes vénissians de déjeuner désormais tous ensemble en paix.

Mais si je ne suis pas dupe des circonstances d’un tel revirement à un an des prochaines élections municipales, je m’interroge tout de même sur la nature réelle des engagements politiques de Michèle Picard.

Comment peut on changer aussi radicalement de position sur une thématique que l’on a défendu bec et ongles 10 ans durant ?

Doit on comprendre que Madame le maire a été “forcée” d’accepter un tel revirement – et alors qui dirige réellement notre commune ? – ou faut il comprendre que Michèle Picard préfère sa réélection à la défense de ses idées ?

Dans les deux cas, une explication aux vénissians s’avère plus que nécessaire.