Facebook au tribunal

avocatParanoïaque, oui je maintiens, Madame Picard semble avoir une attitude paranoïaque, et la loi me donne le droit de m’exprimer totalement librement dans ce prétoire. Ne cherchez pas à m’intimider, cela ne marche pas avec moi, chère consoeur !

Ce fut le moment fort de l’audience d’hier au tribunal de grande instance de Lyon.

L’avocat d’Yves Sanlaville et de Farid Ben Moussa expliquait dans sa plaidoirie que la maire de Vénissieux qui nous poursuit pour fait d’injures publiques lisait tous les écrits publiés sur les réseaux sociaux de manière orientée et pour tout dire “paranoïaque”.

Immédiatement, l’avocat de Madame Picard s’est élevée pour faire remarquer à la présidente du tribunal que ce qualificatif était lui aussi une insulte.

Et cela n’a pas plus à l’avocat de la défense qui a dû hausser le ton !

Le reste de l’audience s’est passé dans le calme.

Pour ceux qui auraient raté des épisodes, il faut rappeler que plusieurs internautes vénissians étaient appelés à la barre ce mercredi 17 octobre.

Madame Picard m’a en effet  cité à comparaître ainsi que deux autres vénissians en raisons de commentaires qu’elle considère comme injurieux.

J’ai en effet reproduit sur ma page Facebook un courrier anonyme adressé à un élu de Givors qui parle de moi et de Madame Picard de manière assez vulgaire.

Je l’ai fait car je pense qu’il est important que tout le monde sache ce que nous, élus, recevons comme messages anonymes. Je l’avais d’ailleurs fait avec un message audio laissé sur mon téléphone lors de la campagne en 2015.(à ré-écouter ici)

Madame Picard me reproche donc d’avoir publié une lettre anonyme qui n’est pas de moi et d’avoir laissé des commentaires, certes peu flatteurs à son encontre, mais que je n’ai jamais considéré comme injurieux.

Pour cette affaire, Michèle Picard demande que je sois condamné à une amende de 5 000 euros !

5 000 euros, c’est une somme qui pourrait en “intimider” plus d’un et conduire à une sorte d’autocensure, ce qui est toujours préjudiciable pour notre vie démocratique épanouie.

Si je ne suis donc pas dupe des raisons de la démarche initiée par Madame Picard,  j’ai tenu à ce que mon avocat réponde en droit, et seulement en droit, aux faits qui me sont reprochés.

Nous étions devant un tribunal, et c’est la justice qui doit parler.

C’est au conseil municipal que je m’exprimerai sur la dimension politique de ce procès.

 

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