Rythmes scolaires : ce que j’en pense

Capture d’écran 2018-01-31 à 11.55.25Sur la question des rythmes scolaires, la mairie de Vénissieux a encore fait preuve d’une insondable bêtise. Communication désastreuse, calendrier non maîtrisé, message inaudible… les choses sont entendues.

Pour autant, on peut quand même essayer de réfléchir « à froid » sur cette question.

Personnellement, je suis plutôt favorable à des rythmes scolaires adaptés et qui permettent aux enfants d’apprendre le matin et de découvrir et de s’enrichir l’après midi.

Je crois aux vertus émancipatrices de l’école républicaine et je préfère que des enfants passent du temps au sein d’activités périscolaires riches et variées plutôt qu’il ne trainent dans la rue, derrière la télé ou sur Snapchat…

Mais la réforme Peillon souffrait de trop de handicaps insurmontables dès le départ.

  • Elle était limitée aux écoles publiques, ce qui a fait fuir vers le privé tous les élèves des classes moyennes qui ne voulaient pas perdre leurs habitudes, diminuant ainsi la mixité des écoles déjà bien faible dans nos quartiers
  • Elle a laissé le choix de la demi journée supplémentaire. Là où tous les spécialistes recommandaient la classe le samedi matin, c’est le mercredi matin qui s’est imposé pour sauver le week end des parents et des enseignants…
  • Elle a laissé le cadre communal comme lieu de décision. Cette échelle a priori logique – ce sont les maires qui construisent les écoles primaires – a des conséquences catastrophiques. Soumis à la pressions conjuguées des parents d’élèves et, il faut l’avouer, des enseignants, et craignant pour leur réélection, les élus locaux sont pris au piège. 

Les objectifs de la réforme étaient louables, mais les moyens d’y parvenir totalement inadaptés.

Simple conseiller municipal d’opposition, je ne me risquerai pas à donner les leçons à nos gouvernants de l’époque…

Mais je fais de la politique, et donc, je suis un peu rêveur, vous me le pardonnerez…

Et pour moi,  dans un monde idéal, la question des rythmes scolaires pourrait être décidée pour l’ensemble des élèves – du privé comme du public – au niveau national, et mise en oeuvre sur des bassins de vie cohérents.

Après tout, il y aurait une vraie logique à ce que tous les enfants de notre métropole soient logés à la même enseigne si l’on souhaite que la mixité sociale ne soit pas qu’un vain mot !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>