Soudain, un huissier de justice frappe à ma porte…

Capture_d'écran_061318_064829_PMFinalement, je ne pourrais pas contester devant la cour de cassation le jugement incompréhensible qui me condamne pour injure publique parce que j’ai eu le malheur de reproduire sur mon facebook un document écrit par un autre et considéré comme insultant vis à vis de Michèle Picard.

Il aurait fallu que je rassemble une somme de 6 000 euros pour pouvoir engager un avocat inscrit auprès de la cour de cassation, somme que je n’ai – malheureusement – pas !

Je suis fonctionnaire territorial de catégorie B et je gagne chaque mois 1998 euros net.

Pas assez pour constituer un pécule me permettant de m’offrir un conseil juridique, et encore moins une star du barreau !

D’ailleurs, dans une autre affaire qui oppose notre groupe d’élus à la mairie – nous souhaitons nous exprimer dans le journal Expressions - nous avons du organiser une collecte en ligne pour réunir les 2000 euros nécessaires pour nous défendre (vous pouvez toujours donner ici d’ailleurs !)

Faire de la politique à Vénissieux, ce n’est donc pas donné à tout le monde.

On a beau vivre dans une des villes les plus pauvres de l’agglomération, il ne faut pas espérer changer de place.

Il y a les gouvernants, la nomenklatura qui tient la mairie depuis bien trop longtemps, et les autres.

D’un côté ceux qui ont le pouvoir et l’argent – Michèle Picard voit chaque mois son compte crédité de plus de 7 000 euros d’indemnités de la mairie, de la métropole et autres remboursement de big mac ou note de restaurant étoilé.

Et de l’autre côté, des militants sincères mais sans le sou, des conseillers municipaux d’opposition sans indemnité, des citoyens sans moyen…

Et comme si cela ne suffisait pas, je viens de recevoir un commandement à payer par un huissier spécialement mandaté par la mairie. Il m’a fallu expliquer à mon entourage que je n’avais rien fait de mal, mais que Madame le maire me réclamait immédiatement de l’argent…

Comme si Madame Picard avait un besoin urgent des 2000 euros que je lui dois désormais au titre de son préjudice moral…

Je pensais qu’avec ces confortables indemnités, elle aurait accepté ma demande d’échelonnement de paiement.

Mais non, elle veut tout et tout de suite.

Comme s’il ne lui suffisait pas de traîner en justice ses opposants mais qu’il lui fallait, en plus, jouir du spectacle du désarroi de ceux qu’elle arrive à condamner.

En cas de non paiement sous huit jours, le huissier me menace de saisir mes biens.

C’est bizarre, mais j’ai du mal à  me réjouir du dixième arrêté anti-expulsion pris récemment par la mairie.

J’ai comme l’impression que pour moi, il ne fonctionnera pas…

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