Visiteurs internationaux USA, Atlanta Georgie

24 avril, Atlanta

Rencontre avec M. Joe Beasley, 75 ans, ancien militaire de l’air force one, Leader des droits civiques. Il avait en autre participé à la marche sur Washington DC, en 1963, avec Martin Luther King pour réclamer les droits civiques des noirs aux USA. La Marchevers Washington pour le travail et la liberté (en anglais March on Washington for Jobs and Freedom) est une marche politique qui se déroula à washington DC le28/08/1963.

Martin Luther King Martin y fit son discours historique “I have a dream» au « Lincoln memorial ». La marche fut organisée par un groupe de défenseurs des droits civiques, des syndicats et d’organisations religieuses. Le nombre des participants varie de 200 000 (selon la police) à plus de 300 000 (selon les leaders de la marche). Environ 80% des marcheurs étaient des Afro-américains et 20 % des Blancs ou d’autres groupes ethniques.

Depuis 1973 J. Beasley travaille avec le révérend Jesse Jackson. Leur église baptiste compte 50.000 membres, elle ne reçoit aucune subvention d’état et n’y tient pas. Les fonds sont totalement privés pour l’entretien des églises et la rémunération des 60 personnes qui travaillent pour cette association cultuelle. Leurs activités tournent autour de l’humain, cette association s’occupe des malades, des veuves ou femmes seules, des toxicomanes…

Selon J. Beasley, malgré un président noir au Etats unis, les problèmes raciaux ne sont pas réglés pour autant, à Atlanta, il existe encore cette ségrégation insupportable. Les noirs subissent une souffrance et une haine qu’ils ne méritent pas. Les noirs d’Atlanta, de Cleveland, New York se sont repliés sur les grandes villes lorsque l’agriculture est devenue industrielle, les blancs les avaient chassés, ils n’avaient plus besoin d’esclaves.

Ensuite après de nombreuses luttes, le droit de vote a été accordé aux noirs, du coup les blancs votaient pour les blancs et les noirs pour les noirs. Malgré ce droit, il manquait le pouvoir économique, sans cela, rien ne sert d’avoir des responsabilités politiques. Les blancs disent des noirs qu’ils ne sont pas bon pour gouverner, c’est pour cette raison que le système capitaliste s’installe en Afrique et Joe Beasley donne un exemple : « les esclaves noirs américains ont été envoyés en Sierra Léone, au Libéria et ils ont fait subir aux populations autochtones, ce qu’ils avaient subis lorsqu’ ils étaient esclaves chez les blancs ». Tous les blancs ne sont pas mauvais, sinon, les noirs seraient encore des esclaves. A Atlanta, territoire très ségrégé, il y’a même des blancs qui veulent bien vivre avec des noirs mais des noirs économiquement puissant.

En 1996, pour construire le stade qui accueillait les Jeux Olympiques, le gouvernement a détruit toutes les maisons de fortune de ces populations noires, en leur promettant qu’il leur reconstruirait des logements et qu’ils reviendraient, ils attendent encore, c’était le mensonge du siècle, l’homme blanc pratique encore la clause des 3/5em (un esclave (noir) c’est 3/5em d’un être humain)
Joe Beeasley à passé 8 ans de sa vie en Europe entre la France, l’Angleterre et l’Espagne. Il se défini comme un citoyen du monde et parle des ses rencontres avec le pape Benoit 16 et du nombre de fois ou il lui a demandé de rendre le territoire que Christophe Colomb avait pris aux Haïtiens pour le donner au Vatican. Il a donné ce qui ne lui appartenait pas, le Vatican doit rendre ce territoire et en plus il doit ouvrir ses nombreux comptes bancaires et construire des logements sociaux.

Il évoque certaines de ses rencontres et ses déplacements, à Paris pour parler de l’injustice envers les banlieues et des stigmatisations des jeunes, à Séoul, en Corée du sud pour parler de l’injustice.

Sur les questions internationales, il donne aussi son avis, les USA doivent partir de la Corée et la Corée du sud et du nord doivent se réconcilier, les palestiniens doivent avoir un territoire, au Brésil il n a pas de gouverneur noir alors que les Brésiliens sont en majorité noirs, le FMI et la banque mondiale sont une suprématie de blanc qui laisse mourir les populations, en Afrique il faut 1$ par jour nourrir un enfant tandis qu’en France il faut 3$ pour nourrir une vache…

23 avril Atlanta, Géorgie

Rencontre avec Sandy Welfare, directrice et Tanya Egins directrice adjointe de l’association de jeunes femmes « cool girls », budget 830.000 $ par an, 20% public et 80% privé.
C’est un club qui a été fondé il y a 10 ans, en 2001, l objectif est de sauver les jeunes filles des gangs de la prostitution, situé dans un quartier noir d’Atlanta, (surnommé le petit Vietnam), guerre des gangs, drogue et prostitution. Aux USA Atlanta est l’Etat ou il y a le plus de prostitution infantile.

Sandy Welfare : Nous avons plusieurs programmes dont celui qui est destiné à lutter contre le décrochage scolaire, d’occuper les filles après l’école. On leur enseigne les règles élémentaires sur le respect d’elles même et des autres, l’aide au devoir, l objectif est bien d’éviter qu’elle ne sombre dans la délinquance, 40% des familles de ses filles vivent sous le seuil de pauvreté.

Il existe aussi d’autres programmes comme apprendre à utiliser l informatique enseigné par des ingénieurs, apprendre à manger sainement…..cool girl organise des sorties le week end, cinéma, théâtre, musée, des sorties en entreprise comme « Delta aviation »….tous les programmes sont entièrement gratuits, 450 filles de 7 à 13 ans participent aux activités. Un nouveau programme a été mis en place pour les lycéennes jusqu’à l université orienté sur les sujets qui touchent les adolescentes, les grossesses, les MST…. comment supporter le corps d’une femme alors que l on a que 15 ans ? Il faut savoir que souvent ces filles sont abusées par le copain de leur mère dans les couples monoparentaux. Chaque lycéenne est suivi par « un mentor » (référent) à raison de 2h par semaine sur 28 semaines et souvent après l école. Les « mentors » font partis du conseil d’administration et du comité de direction au nombre de 23. Les membres du comité participent à la recherche de fond pour l’association.

A la création de cool girls, l’église a beaucoup aidé financièrement, maintenant nous avons recruté une personne chargée de la levée de fond (aux USA un diplôme universitaire existe pour ce métier). Parmi nos financeurs, il y a l’église mais aussi coca cola, le collège noir des filles « spelman collège », l’université noire et 230 autres personnes qui aident l’association. En contre partie, les sponsors sont invités à chaque évènement organisé et sur les dépliants de l association leurs noms sont cités.
Rencontre du 23 avril, Atlanta

Ecole de Woodson, commune d’Atlanta ou les crimes sont 16 fois supérieurs à la moyenne nationale
Cette école primaire a mis en place des activités après les cours, musique, sport, jeux ludiques. Ce programme existe dans 15 villes aux USA, il faut savoir que l’école publique est à la charge du comté (circonscription), plus le comte est riche et plus l’éducation est de qualité. Le gouvernement fédéral ne finance que 6% du budget, le reste est à la charge du comté et de la commune avec les recettes des taxes foncières et du partenaire privé lorsqu’ il existe. Des cours sur l’équilibre alimentaire sont dispensés aux enfants, le taux d’obésité est en baisse de 15%. C’est une population 100% afro-américaine
24 avril, Atlanta

Rencontre avec M. Scott D.Brown, Youth (jeune) entrepreneurs, Y.E, située au 33eme étage de l’immeuble de Gorgia Pacific (société de production de papier mouchoir et toute autre papeterie).
Youth entrepreneur aide à la création d’entreprise et son crédo est le libre échange. Géorgia Pacific est partenaire du programme, il subventionne cette ONG (Y.E), a raison de 600$ par élèves, l objectif de Gorgia Pacific est de sortir les gens de la pauvreté en créant leur entreprise et même des emplois. Pour G.P sortir la communauté (peuple américain) de la pauvreté en entreprenant et en perfectionnant le système éducatif, c’est faire avancer le pays. Leur référence : Frédéric Bastia « système économique libéral »
Y.E forme 235 élèves pour qu’ils créent leur entreprise, mais aussi les enseignants à la prise de risque. Les élèves apprennent ce qu’est un business plan et ils sont initiés au bon sens du capitalisme. Lorsque les élèves finissent brillamment leur cursus universitaire, ils ont la possibilité d’intégrer un incubateur, après avoir participé au SWAT (autocritique, point fort, point faible). YE utilise le concept des 3 C, capitaux, client, concept. Les élèves de 15 à 16 ans arrivent avec leur idée, ils se rendent vite compte que leur projet est impossible et leur rôle est de les accompagner, à ce moment les visites en entreprises sont nécessaires, exemple : musée de l innovation, entreprise de production ou de service.

24 avril, .Atlanta

Rencontre avec M. Laurent Dittman PH.D, directeur d’International Community School, est un « charter school » dont il est le président, école privée, financement public
M. Laurent Dittman PH.D : Les écoles publiques sont financées par les taxes foncières des comtés et des communes. L’église et le gouvernement fédéral participent aussi au financement, depuis 40 ans la droite américaine met à bas le système de l’école publique.
Charter school, est une école primaire mixte de 398 élèves de 5 à 11 ans qui existe depuis 10 ans avec un statut autonome.

Elle dispose de son propre personnel et à une convention avec le district, cette école est complètement gratuite et elle accueille des réfugiés d’Irak, Birmanie, Soudan, Afghanistan…. Les réfugiés participent à un programme spécifique d’intégration, pour autant leur culture est respectée, le foulard porté par les filles ne gêne personne. Les enfants sont dans les mêmes classes que les américains pour sortir de la ségrégation. Atlanta est très ségrégué, les quartiers sud restent noirs et le nord reste blanc, malgré tout certains américains souhaitent que leur enfant soit dans une classe mixte avec des noirs, des blancs et des réfugiés.

Fin du programme Atlanta, Géorgie

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