Voyage USA visiteurs internationaux, Washington DC

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Dans le cadre du programme des visiteurs internationaux qui existe depuis 70 ans et dont plus de 300 chefs d’Etats, élus, décideurs politiques, décideurs économiques (Valérie Giscard d’Estaing, Claude Bartolone, François Hollande, Nicolas Sarkozy….etc. (site web www.cerclejefferson.org) responsables d’associations, ont participés. J’ai été sélectionné avec 3 autres personnes pour participer à ce voyage aux Etat UNIS. Nous avons visité 5 Etats et quelques villes et districts de ces Etats, dont le district de Columbia (Washington DC), Virginia (….), l’Etat de Géorgie (Atlanta) ; d’Arizona (Tucson), de Washington (Seattle) et du Michigan (Detroit).
Objectifs :
Connaitre et comprendre la société américaine dans son ensemble et notamment, ce qui préoccupe chacun des membres de ce voyage, tant dans son domaine professionnel, que dans ses engagements politiques ou associatifs :
A lire « De la démocratie en Amérique » Tocqueville

Sujets traités :
Prévention de la délinquance chez les jeunes à risque ; le système politique l intégration de la diversité, politique d’immigration, le droit des femmes, la lutte contre les discriminations et le racisme, le rôle des ONG (associations) humanitaires, culturelles et cultuelles dans la société américaine, les droits civiques des minorités, la Liberté religieuse
Le 16 avril nous été reçu par M Stephen TAYLOR, officier du département d’Etat et responsable du programme avec l agence MERIDIAN dont le rôle est d’organiser toutes les rencontres institutionnelles et associatives. M TAYLOR est en charge des échanges éducatifs, interculturels, artistiques, l’art visuel, et liés à la formation. A noté que le 16 avril était la date à laquelle les esclaves ont été libérés dans le district de Columbia.

16 avril Washington DC

Rencontre avec Mme KAPLAN, responsable de l’ONG LAYC, intégration des communautés réfugiées, immigrées latino américaine et prévention de la délinquance juvénile
Abraham Lincoln disait : « si vous pensez que l éducation coûte cher essayez l’ignorance »
Mme KAPLAN : Dès 1960 nous avons compris que l’intégration d’une communauté c’est d’abord d’apprendre à la connaître à travers son histoire. Pour le vivre ensemble, il faut qu’il y ait des points de convergences entre les communautés, tel que le sport, l’éducation, la culture ou la religion. Il nous faut trouver des remparts contre l’isolement et empêcher que les immigrés restent entre eux, pour qu’ils puissent évoluer au sein de notre société. Nous avons les indications sur l’origine des immigrés ou réfugiés, âge, sexe, race, pays d’origine etc.….les statistiques ethniques ou indicateurs ethniques nous permettent d’établir une réelle mixité entre les populations.
Aux USA, nous considérons que les jeunes sont une ressource pour le pays et que l immigration fait partie de l histoire des Etats unis, cela ne veut pas dire qu’il n y pas de problème.
Pour que nous puissions venir en aide aux immigrés, notamment les jeunes et pour une intégration réussie, nous faisons en sorte qu’ils aient un toit et à manger, ensuite nous débutons l’accompagnement.
Nous saisissons toutes les opportunités pour les remettre dans le système scolaire ou professionnel et les dissuader de sombrer dans la délinquance, drogue, toxicomanie, vol, violence ou de se faire manipuler par des gangs.
Nos financements, pour mettre en œuvre notre programme, nous proviennent essentiellement du fond d’innovation sociale, créé par l’administration OBAMA, et de partenaires privés. Avec ces fonds nous accompagnons 4200 enfants dont 50 jeunes sont universitaires avec un coût de 200.000$ par an. Nous menons des actions pour obtenir des fonds de la part des politiques, ce sont les jeunes eux mêmes, qui vont au congrès pour sensibiliser les élus et obtenir du soutien, « les plaidoyers »
Avant d envoyer les jeunes faire des plaidoyers devant les membres du congrès, nous les préparons, c’est un double enjeu, leur apprendre à défendre leur cause, leur droit et par la même occasion les engager politiquement. Il n y a que l’engagement démocratique qui fait changer les choses.
Pour convaincre nos financeurs et les politiques, nous prenons des exemples concrets
« Il faut 1.5 million de dollars pour sauver 2 jeunes du sida, comparer le coût de revient à la société d’un jeune en prison et d’un jeune que l’on accompagne pour trouver un emploi, lequel sera utile à la société et lequel coûtera à la société ? »
Abraham Lincoln disait « si vous pensez que l éducation coûte chère essayez l’ignorance »

16 avril, Washington DC

Rencontre avec Akram Elias, droit constitutionnel, information sur le système politique USA
Aux USA, l unité de base est l’individu et non l’individualisme, si l’individu réussit alors c’est le collectif qui en sera le bénéficiaire, il y 3 raisons à cela
1/ raison spirituelle, chaque individu est unique et aux USA, la laïcité est là pour protéger les cultes de l influence des politiques. La religion joue un grand rôle dans la société américaine, tant sur le plan social qu’économique. Faire un don financier à un culte ouvre le droit à des exonérations d’impôt
2/ raison philosophique, l’individu recherche avant tout son propre bonheur, la démocratie est pleine et entière. La constitution interdit au gouvernement d’intervenir sur le droit d’expression, on peut dire qu’on veut bruler le coran ou pisser sur un crucifie, mais ne pas inciter à le faire.
Le gouvernement n’a pas le droit d’interdire les discours qui poussent à la haine. La liberté d’expression c’est du business, si le discours de haine rapporte financièrement en étant médiatisé c’est du business. L’identité américaine repose sur un triptyque, Déclaration de l’indépendance, la charte des droit de l homme et la constitution
3/ raison politique, l’américain a conscience que l’Amérique est un continent d’immigration et il accepte la diversité, la révolution de la connaissance, de l information et du savoir avec internet ne laisse plus personne naïf. Pour les américains l’objectif est de renforcer la nation, ils sont avant tout américains, avant d être noir, blanc, mexicain ou autre.
L’individu, Martin Luther King avait dit lors de ça marche sur Washington DC pour les droits civiques : « Je suis citoyen américain, donnez moi MES droits »
Le fonctionnement des partis politiques
Selon monsieur Elias : Les acteurs politiques fonctionnent avec des « networks » (groupe d’individu influents dont rôle est de faire pression en temps voulu). La politique est un marché : offre, demande et concurrence, on peut être républicain et soutenir un démocrate ou inversement en fonction des questions qui nous préoccupent.
Les candidats sont élus sur un programme fait et approuvé par « les networks », la couleur politique à peu d’importance, l’essentiel c’est le soutien des « networks »
Plus le candidat est entouré d’ONG, d’acteur économique et plus il est important et influent au sein de son parti. Il doit faire du lobbying chez les hommes, les femmes, les communautés, chez les jeunes avec FB, par exemple, faire financer sa campagne par les électeurs (primaires payantes). Le candidat doit avoir des soutiens en interne et en externe de son parti et il doit se présenter à des élections primaires pour se départager d’autres candidats d’un même parti. L’image du candidat est très importante, il faut qu’il rassemble pour prouver qu’il est un leadership, aux USA dire d’un candidat que c’est un intellectuel, c’est mettre un coup d’arrêt à sa campagne.
Le système gouvernemental n’est pas centralisé, the White Housse, maison blanche, est le siège social du gouvernement en place. Le gouvernement n’est pas souverain, il lui a été délégué par les 50 autres états uniquement 3 domaines de compétence : la défense de l union des 50 Etats fédérés, la politique étrangère, l’application des lois gouvernementales
Le reste des compétences revient aux Etats fédérés, qui sont représentés par un gouverneur élu pour 2 ans, dans chaque état et qui siège au congrès à Washington DC
Chaque état lève son propre impôt et fait ses propres investissements, école, route, transport, sécurité, police. Le shérif, chef de la police du comté est élu par le peuple, son rôle est très important, il a en charge la sécurité et les prisons. Il peut décider de loi qu’il veut adopter dans son comté avec l’aide des sénateurs de son territoire. Tout recours contre une des lois du shérif, ne peut se faire que devant la cour suprême.
Le congrès, (parlement), composé de 2 chambres une qui représente les états fédérés, les sénateurs et l’autres les populations des états fédérés. La majorité des affaires sont gérés par les sénateurs des états fédérés. Tous les états fédérés sont représentés au niveau du gouvernement par un gouverneur qui lui aussi est élu par le peuple.
Les gouverneurs de chaque état demandent au président des USA d’exécuter les décisions prises par le congrès. Le rôle de la cour suprême de justice est de rendre des décisions sur des sujets qui sont très épineux …
Tel que le droit à l’avortement, la politique migratoire, notamment, avec le Mexique, la loi SB 1070, sur le contrôle de l’identité transféré aux autorités locales. Les juges de la cour suprême sont nommés à vie pour les protéger, leur nomination dépend du président des USA.
17/04/2012 Washington DC

Rencontre avec Tovah Calderon, département de la justice, division des droits civiques
Elle est chargée de faire respecter les droits civiques du citoyen, de la lutte contre les discriminations, ces combats sont inscrits à l agenda politique depuis 1957. Il y a eu des progrès concernant les droits civiques même si la cour suprême reste assez conservatrice. Pour la lutte contre les discriminations raciales, les statistiques ethniques sont très importantes, ce sont des indicateurs primordiaux pour mesurer l’avancée du travail, ceux-ci sont des matrices. Si la discrimination positive devait être remise en cause, ça serait catastrophique, les inégalités ne seraient plus visibles, alors que tout le travail repose sur les statistiques ethniques et la discrimination positive qui sont plus qu’utiles pour rétablir les inégalités.

17 avril, Washington DC

Rencontre M.Thomas Murphy, représentant d’état au bureau de la justice des mineurs et de la prévention de la délinquance
Ce département de la justice dispose de plusieurs programmes concernant la délinquance juvénile
Programme 1 , prévention pour les jeunes afin de s’assurer que les minorités ne soit pas trop représentées dans les prisons mais aussi de faire en sorte que ces jeunes ne passent pas de délinquants juvéniles à délinquants adultes en se faisant recruter par les gangs, c’est aussi de faire en sorte qu’ ils ne sombrent pas dans la drogue et la criminalité.
La prévention de la délinquance débute de 0 à 6 ans, le comportement des enfants et le milieu dans lequel ils évoluent sont examinés, violent ou non et les actions préventives sont mises en place par les ONG (associations). Un accent est mis sur la prévention des cybers crimes et autre conséquence des mauvaises fréquentations. Si les immigrés ne sont pas accompagnés et respectés, avec l’absence de connaissance de la culture américaine, ils auront vite fait de se faire recruter par des gangs. Le travail entre les ONG (associations) et le département de justice est très étroit, l’objectif est la prévention, non pas le rejet car laisser des personnes de la même culture ensemble sans repères, donc les rejeter de la société américaine, cela se traduira par des conséquences néfastes pour eux mais aussi pour la société dans son ensemble.
Une justice préventive et réparatrice est privilégiée sur la répression, mais ce n’est pas le cas dans tous les états puisque chaque état gère sa propre justice juvénile, sauf que si une loi est proclamée par le gouvernement fédéral, elle doit être adoptée par tous les Etats. Les indicateurs pour mesurer le travail, repose sur des statistiques, comparaisons des crimes, délits et autre infractions commises par les communautés, noir, blanc…etc. (voir site OJJDP) c’est aussi pour veiller à ce qu’ il y ait un équilibre des communautés, des noirs et des blancs dans les prisons.
Les prisons doivent appliquer ces règles d’équilibre et de diversité s’ils veulent obtenir le financement de Washington. D’autres programmes sont mis en place par le gouvernement, comme réduire le taux de récidive, les sanctions graduées, le bracelet électronique, aller à l école, l’objectif est d’éviter l’enfermement en prison des jeunes qui n’a pour conséquence que d’augmenter les risques de récidives.

Rencontre du 18/04/2012

Rencontre avec M. Duane Gauthier, président de l’association ARCH, fondée en 1986, budget 8m de $ en 1990 pour redescendre a 1m $ par an. Située à Anacostia, quartier pauvre de Washington DC
Cette ONG est composée de deux entités, une association en charge du développement économique et le suivi des communautés et une entreprise de bâtiment avec un centre de formation. Le rôle de ARCH est de rétablir de la vie dans ce quartier abandonné ou il n y avait ni café ni restaurant. Il s’agit aussi de créer de l emploi en priorité pour les habitants de cette zone, grâce à la société de construction tout en étant en concurrence avec d’autres entreprises privées de construction.
En 1960, les services sociaux étaient gérés par le gouvernement et les cultes, l’Etat s’est retiré pour laisser la place aux ONG, pour limiter l’emploi des fonctionnaires. La mission des ONG, étant essentiellement la déségrégation des Etats, le budget alloué aux ONG a toujours été en augmentation depuis Nixon jusqu’à l’arrivée de Bush fils. 70% du budget des ONG vient du gouvernement qu’elles soient laïques ou religieuses. Depuis 40 ans l’Etat a délégué ses services aux ONG. Il y a plus de 250 programmes dévolus à la lutte contre la délinquance juvénile avec aucune coordination, rien que sur ce territoire, il y a 40 ONG qui emploient 3 à 4 personnes chacune et qui sont en concurrence avec d’autres ONG ou des entreprises privées lorsqu’il s’agit d’activité économique. Le budget du gouvernement pour les ONG s’élève à 100.000 de $ par an, ce qui est peu aux USA.
En 2003, ARCH, agence de service sociaux a fait le choix de ne plus s’étendre, alors que leur budget était à 3m $ par an, dont 30% étaient générés par les activités professionnelles. ARCH a décidé de se séparer des activités de construction et a mis l’accent sur les activités artistiques et culturelles avec l’ouverture d’une galerie d’art en plein milieu d’un quartier pauvre et stigmatisé avec l’ouverture d’un théâtre et d’une pépinière d’entreprise. Cela a été une réussite, beaucoup d’exposition d’artiste qui attirent des amateurs d’art ce qui relance la vie du quartier, il y aussi des d’entreprises qui utilisent la pépinière.
Les indicateurs de réussite de la mission, c’est la baisse de la délinquance et de la récidive (- 10%), la création d’emploi, les jeunes qui ont trouvé du travail, ceux que l’on a aidé à avoir le bac (80%) ou tout simplement ce qui sont retournés à l école (40%). Entre 1996 et 2008 le taux de réussite au bac à l école publique était de 40 %, grâce à ARCH, il est passé à 85%
ARCH a participé à un programme national du gouvernement, « youth build », construire avec les jeunes, destiné au 16, 24 ans, il s’agissait de construire des logements sociaux. En concurrence avec 500 autres ONG et des entreprises du bâtiment. Grace à ses partenaires immobiliers (privés) ARCH a réussi à avoir ce marché pour le quartier d’Anacostia, ARCH fourni la main d’œuvre et l’entreprise la logistique.

18 avril, Washington DC

Rencontre avec Mme Caitlin Galliker
Ministère de la santé et des services à la personne, section familles et enfants sans papiers
Leur objectif est de protéger les enfants mineurs contre le recrutement dans les gangs. Il y a beaucoup d immigrés venus du Honduras et du Mexique. En 2003, ils étaient 8 personnes pour suivre 400 enfants, aujourd’hui ils sont 30 personnes pour suivre 5000 enfants. Aux USA, il y a plus de 30 programmes pour venir en aide aux enfants répartis sur l’ensemble du territoire.
Il y a des fonds pour occuper les enfants et lutter contre le trafic des êtres humain, les enfants viennent d Equateur, de Chine, du Honduras, d’Inde. Il y a environ 77% de garçon et 23% de fille. Lorsque les enfants sont arrêtés par le FBI, ils sont remis au ministère de la santé et charge à lui soit de trouver leur famille aux USA soit de les placer dans des structures adaptées. Une fois adultes les enfants sont libres de retourner dans leur pays d’origine ou de rester aux USA, ce qu’ils font généralement et alors ils bénéficient d’un autre programme pour adulte. Chaque enfant est suivi par un juge même lorsqu’ il est placé dans une famille d’accueil. Chaque enfant est suivi afin de lui assurer des soins, sa sécurité, bien souvent, ces enfants ont subi des traumatismes, tel que viol, enlèvement, trafic…
18 avril Washington DC
Rencontre au congrès (assemblée) les assistantes parlementaires de Bobby Rush, Mme Angelle Kwemo et Mme Jamila Thompson conseillères de John Lewis
Le sénateur Rush représente Atlanta, Etat de Géorgie, il avait été exclu du congrès pour avoir mis une capuche en signe de protestation contre le meurtre du jeune Trayvin Martin , tuer par un agent de sécurité qui s’est senti menacé par ce jeune homme de 20 ans qui portait une capuche en passant devant le domicile de l agent de sécurité. M Rush a fait parti de la marche organisée par Martin Luther King à Washington DC, pour l obtention des droits civiques des noirs américains. Même s il y a des noirs élus aujourd’hui et des lois qui obligent la diversité notamment concernant les femmes pour l obtention de poste de niveau supérieur, comme dans l éducation, il n en reste pas moins que la lutte pour les droits civiques continue, il existe encore beaucoup de discrimination raciale et de ségrégation surtout à Atlanta en Géorgie. La question la diversité fait l objet d’échange à l échelle européenne, l’assistante parlementaire de M. Rush nous rapporte qu’au cours d’un séminaire, au parlement européen, elle était la seule noire, dans l hémicycle. Aux USA, pour démontrer que les minorités sont moins représentées, ils ont recours aux statistiques ethniques, nombres de noir, de blanc, d’amérindien, d’afro-américain, de femme…etc.
Pour ma part, mis à part les statistiques ethniques, je ne vois pas d’autres d’indicateurs pour mesurer et réparer les inégalités ou l’absence de représentativité de la société dans laquelle on évolue. Je pense que l’évidence ne peut plus être niée au vu de ces statistiques. La France devrait mettre en place les statistiques ethniques pour faire pour tomber le masque de l’hypocrisie concernant la diversité (population de parents étrangers du Maghreb, d’Asie, d’Afrique noire…etc.) plutôt que de se cacher derrière le fameux adage « la France une et indivisible ». Que dire de l’assemblée nationale française loin de représenter la France multiculturelle ? Même constat pour le sénat. Une majorité d’hommes blancs, énarques, plus de 50 ans.
(Discriminer pour mieux régner. Enquête sur la diversité dans les partis politiques Vincent Geisser, El Yamine Soum)

19 avril, Washington DC,
Rencontre avec le professeur Kathryn Montgomery, responsable des nouvelles technologies et médias, à American University
Objectif : engager les jeunes en politique à l aide des nouveaux modes de communication. Elle est aussi chargée de la protection de la vie privée des mineurs utilisant l informatique et les réseaux sociaux. Mme Montgomery est en lien direct avec les législateurs, elle est un support essentiel pour les projets de loi visant à la protection de la liberté informatique et des droits civiques de tous les citoyens et plus particulièrement des mineurs, garantir la démocratie et la liberté de chacun. Elle est l auteur d’un livre « génération informatique ».
D’après les travaux de Mme Montgomery et son équipe, les jeunes sont prêts à s’engager en politique à condition de trouver leur centre d intérêt comme la prévention de la délinquance, la violence, la pauvreté, le sport, il existe des fondations qui s’intéressent à l’engagement des jeunes et qui soutiennent les travaux de l’université.
19 avril Washington DC
Rencontre avec M. Michael Cordisco, directeur de programmes Georgetown University
Prévention de la délinquance juvénile, After school kids program (programme d’enfants après l école)
C’est après l école que les enfants, les adolescents sont le plus vulnérables et qu’ils sont la proie des gangs de trafic en tout genre. Michael Cordisco, a mis en place un programme qui consiste à faire venir des enfants des quartiers pauvres de Washington, comme Ancostia, dans cette prestigieuse université privée de Georgetown.
Ces enfants sont en partie envoyés par le tribunal, au lieu de faire une peine de prison, ils ont l obligation de participer au programme après l’école. Ils sont pris en charge par des mentors (étudiants volontaires, référents de l’enfant). Les mentors sont formés pendants 3 mois par l université. Le « mentoring » est la clé de la réussite de l enfant, le mentor leur fait découvrir les musées, la culture, les études….une autre vie que celle qu’ils ont connu et les mentors leur font comprendre qu’ils ont toute leur place à condition de faire des efforts. La justice juvénile et le volet social vont de pair.
19 avril, Washington DC
Rencontre avec M. Premo, agence du service civique département d’Etat fédéral
Objectif : aider les ONG (associations) à se développer et à recruter des bénévoles pour mettre en œuvre leurs actions. Autrefois l’Etat et les ONG étaient en concurrence, à présent l’Etat s appuie sur les ONG pour assurer des missions sociales ou caritatives
Exemple : l’Etat charge les ONG de distribuer des tickets restaurants plutôt que de l’argent qui pourrait servir à acheter de la drogue ou autre chose.
Les ONG accueillent le public et s’en occupent pour le compte du gouvernement. Le budget consacré aux ONG est d’1,1 milliard de dollars dont 838 millions sont distribuées en subventions, il y a 70 millions d’ONG aux USA. Les subventions accordées sont conditionnées par des critères et des indicateurs de mesure pour se rendre compte de la portée et de l efficacité de l’action.
Toutes les actions ne sont financées qu’a 50%, charge à l ONG d’avoir le reste du financement. La première année d’existence de l’ONG, celle-ci a l’obligation de financer 25% de son projet et l’agence prend en charge le reste. Le système de « matching », c’est la prise en charge par chaque Etat fédéré de ses propres ONG, le bénévolat fait parti du système éducatif, exemple, si une rivière est polluée, des jeunes sont employés pour la nettoyer et y planter du gazon. Le bénévolat apprend la solidarité mais aussi, il aide dans la recherche d’emploi, être bénévole sur un CV est un plus…
A l université, tout le monde doit obligatoirement faire 2heures de bénévolat par semaine. Les bénévoles sont récompensés à partir de 18 ans (peace corps). Le programme Americorps, consiste à recruter des bénévoles et à la fin de leur cycle, ils sont récompensés par une bourse à hauteur du SMIG, 6.5 $ par heure.
Il y a actuellement 80.000 bénévoles aux USA pour 500.000 dans le monde. Pour les quartiers ou aucune ONG ne peut s’implanter ce sont les ONG religieuses qui reprennent le relais, en majorité l église mormone. Pour la bonne gestion des finances publiques, il y un contrôle par des inspecteurs complètement indépendants du département (service de l agence) et en lien direct avec le législateur.
20 avril, Washington DC
Rencontre avec M. David Feldmann et Mme Mariju Boffil du département d’Etat fédéral, responsables des relations diplomatiques avec l’Europe et l’Asie, M. Nayyar responsable du bureau jeunesse et Mme Elisabeth Huse Neil, chargée des relations avec les cultes.
Le mouvement des indignés, les révolutions arabes ont impulsé la dynamique concernant les questions sur la jeunesse et son avenir. Après tous ces mouvements, il y a eu une prise de conscience de l’importance des jeunes dans le système de sociétal. C’est la question de la jeunesse à travers le monde qui est prise en compte. Suite à cela, toutes sortes de programmes pour l’émancipation des jeunes ont été mis en œuvre comme l’entreprenariat, le conseil des jeunes au sein du département d’état, les jeunes et la religion, les jeunes militants associatifs. L’objectif est d’avancer avec les jeunes en les rencontrant très souvent et de prendre en compte leur préoccupation.
Bien souvent, les jeunes sont porteurs d’idées et en partenariat avec le département ces idées peuvent être mises en œuvre. Le travail avec les cultes est aussi important, les libertés religieuses doivent être garanties et le but est de faire en sorte de continuer le dialogue et d’établir un partenariat sur du long terme.
Fin du programme Washington DC

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